30 juin 2015

Un laboratoire à ciel ouvert, le Maelström Lab (37)… to be continued.

Selon la présentation de leur site Internet,

« Le Maelström Lab se donne pour but la création et la réflexion collective et participative au sein de multiples ateliers et groupes de travail.
Ce laboratoire s’adresse aux Curieux, aux Bricoleurs et autres Bidouilleurs, à tous ceux en quête d’expériences et d’apprentissages, de jeux et de rencontres, le Maelström Lab est un échange autour du SAVOIR et du FAIRE. »

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Le week-end du 25 avril, nous avons pu appréhender un peu de cette belle énergie, revendiquée à raison, lors du goûter / assemblée générale ouverte au public / concerts et autres ateliers ouverts au public à La Barre, à Mettray, en Indre-et-Loire, soit sur le lieu de l’événement à venir la semaine suivante.

N’ayant pu assister à la première manifestation du « Maelström Lab »(du 8 au 10 mai 2015, soit en pleine fête des 0-1), nous avons contacté Stéphanie Delpouve, une des instigatrices de cette expérience, pour qu’elle nous en dise un peu plus.

La généalogie du Maelstrom Lab – ou comment et pourquoi avoir organisé cette expérience ?

Tout est né, finalement, d’un hasard. Lors d’une visite d’exposition au Lieu Unique, à Nantes, Stéphanie prend un fly présentant le Festival D∗, organisé par Ping, structure d’exploration des cultures numériques, un mois après. Et elle s’y rend.

Emballée, elle s’inscrit alors au Summer Lab, toujours organisé par Ping, en juillet 2014. Plus d’informations sur les « Summer Lab », par ici.

Le premier summerlab a eu lieu en août 2008 à LABoral Centre d’Art de Gijon, en Espagne. Cette rencontre est devenue de plus en plus populaire et, en 2012, différents summerlabs ont eu lieu dans des villes et villages le long de la côte Atlantique, de Nantes à Casablanca, en passant par le Pays Basque espagnol, la Galice et le Portugal. À Nantes, trois summerlabs ont été organisés par l’association PiNG, en 2012, 2013 et 2014 au sein de l’École d’Architecture.
Le summerlab doit très certainement sa popularité au fait que c’est davantage un espace pour créer, rechercher, qu’un festival ou un symposium ; une rencontre pour abaisser les barrières entre disciplines et approches, au service du développement des capacités de chacun, des projets et des idées .
Un summerlab n’a pas d’objectif de production. Son objectif : favoriser la rencontre et les croisements, placer l’humain au centre.

Effectivement, cette expérience est décisive, marquante, déterminante. Chamboulée, remuée et motivée, Stéphanie Delpouve partage son enthousiasme auprès de proches jusqu’à rassembler en septembre une douzaine de personnes prêtes à tenter l’aventure et organiser elles-mêmes cette « mise en relation » de compétences, de besoins, de désirs et de personnes.

MAELSTROM GROUP

Parmi ces personnes, la famille Delaval, propriétaires du lieu qui accueille le festival Intergalactique, que Stéphanie Delpouve scénographie depuis 3 ans. Propriétaires plus que partants pour mettre leur lieu à disposition.

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Mais avant de se lancer concrètement, même en ayant vécu un « Summer Lab » en tant que participante, d’autres questions émergent en tant qu’organisatrice. La rencontre avec Charlotte Rautureau, coordinatrice du Summer Lab pour Ping, permet d’aborder des questions pratiques (jauge idéale pour s’ouvrir au maximum sans être débordés…) et des trucs et astuces pour faire prendre la mayonnaise.

Sans avoir vécu ce type d’expérience, les premières appréhensions et réticences concernent la peur qu’il ne se passe rien. Charlotte Rautureau leur assure, fait révélé depuis, que le seul risque réside dans la frustration de ne pouvoir tout faire.

Après cette rencontre, plusieurs décisions sont prises, telles qu’assumer une identité propre (sans se sommer « Summer Lab », de ne pas créer d’association et de ne solliciter aucun financement public, affirmant ainsi un goût prononcé pour l’autonomie.

Dès les premières réunions, le nom Maelstrom est ressorti. Mouvement de fond où tout gravite et se rejoint, mouvement d’agitation intense qui entraine irrésistiblement.

La première édition fut au final très peu numérique, beaucoup inscrite dans l’artisanat, et rassemblant des maraîchers, menuisier, artistes, musiciens…

 

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Durant 3 jours, 70 participants actifs ont échangé et quelques 100 personnes se sont croisées par jour, assistant aux restitutions ou événements (concerts).

Les rencontres humaines, les croisements disciplinaires, les projets indéfinissables (tatouages d’architecture, sérigraphies de toiture…) ont alors pu éclore.

Et Stéphanie, qu’est-ce qui s’est passé finalement, de ton point du vue, durant ces 3 jours ?

Planning collectif proposé par les participants chaque matin
(Photo du planning collectif proposé par les participants chaque matin)

La question que tu m’as posée :
Qu’est-ce qui s’est passé?
De mon point de vue d’organisatrice j’ai dû :
– Activer/créer un réseau de mutualisation de personnes, d’idées et de matériel (matériaux et outils) assez ouvert pour pouvoir être actif et créatif pendant 3 jours.
– Mettre en lien les participants entre eux à partir du forum (fédérer les énergies communes).
– M’occuper de la logistique de l’accueil (courses/repas/hébergement/signalétique d’accès/covoiturage), du matériel (que chaque participant était susceptible de bien vouloir mettre à disposition), et des espaces (organiser les espaces collectifs/ateliers/bricolages/numériques/détente/bibliothèque/matériothèque),

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– Gérer les assemblées du matin pour créer collectivement le planning de chaque journée et de chacun.
– Veiller à la bonne alchimie de tout ça.
Le premier jour a été un vrai tourbillon pour que chacun prenne ses marques mais dès le lendemain tout s’autogérait si naturellement que j’ai réussi à participer à quelques ateliers, initiations et concerts.

Cet éclairage sera complété à l’avenir, par d’autres regards … et des informations permettant de connaître la suite des événements.

lien vers la prochaine édition du Festival D.