Du 01 Avr au 05 Nov 2017

MIGUEL CHEVALIER « IN-OUT / PARADIS ARTIFICIELS, 2017 »

Catégorie :

41 Loir-et-Cher

PARC HISTORIQUE

Adresse :

rue des Argillons 41150 - Chaumont-sur-Loire

Plus d'infos

Cet Évènement fait partie de :

Du 01 Avr au 05 Nov

saison 2017

L’œuvre présentée par Miguel Chevalier est une installation immersive et multisensorielle.

Les visiteurs sont invités à pénétrer dans un dôme et à quitter pour un instant la réalité physique de l’expérience quotidienne. à l’intérieur, est disposé un second dôme plus petit. Deux couloirs circulaires, frontières entre le réel et le virtuel, y permettent l’accès. Au cœur du second dôme, le visiteur est immergé dans un espace virtuel et multisensoriel. Projetée sur les parois à 360°, l’installation numérique “Trans-Natures” sollicite d’abord le sens de la vue. Après “Sur-Natures” et “Fractal Flowers”, “Trans-Natures” présente une nouvelle génération de plantes et de fleurs artificielles démesurées.

La musique créée spécialement par Jacopo Baboni Schilingi accompagne le mystère de leur apparition. Une vingtaine de sièges “fatboy” permettent aux visiteurs de s’asseoir pour profiter de cette expérience d’immersion unique. Pour magnifier l’espace, un sol noir très brillant créer l’effet d’un miroir d’eau circulaire qui reflète l’ensemble de cette projection. Des miroirs de 2m de hauteur inclinés à 30° permettent de refléter la projection sur tout le pourtour du dôme.

“Trans-Natures” explore avec poésie la question du lien entre nature et artifice. Selon une démarche initiée à la fin des années 90, cette création prend appui sur l’observation du règne végétal et sa transposition imaginaire dans l’univers numérique. Cette nature artificielle, dont les formes rappellent la végétation des sous-bois, mêle différentes espèces d’arbres, d’arbustes, de brindilles et de feuillages. Son développement et ses formes s’inspirent des arborescences, systèmes d’organisation des données utilisant le principe de racines, de troncs et de branches. Cette nature aux formes parfois réalistes, parfois abstraites, est générée à l’infini grâce à un logiciel inédit écrit par Claude Micheli. Les plantes naissent aléatoirement, s’épanouissent et meurent en fonction de différents  “codes morphogénétiques”. Le jardin se renouvelle et se métamorphose en permanence. Des formes végétales fluides déploient leurs courbes dans l’espace, tandis que des arborescences de branches acérées grandissent sans répit et semblent parfois sortir de l’écran. L’œuvre joue avec le sens des limites spatiales du visiteur. En immersion dans cette sphéricité enveloppante, sa vision du lointain et du proche est reconfigurée, ouverte sur l’infini. L’isolation du dôme intérieur par un couloir circulaire permet l’immersion complète du visiteur dans ce paradis artificiel. L’architecture demi-sphérique et le dispositif de miroirs occultant la vision des angles repoussent les limites de l’espace virtuel. Le corps du visiteur est à l’intérieur d’une pluie de végétaux qui se meuvent et s’évanouissent. Certains deviennent gigantesques lors de leur chute libre, d’autres s’effacent en passant comme des nuées de pollinisation florale, d’autres encore disparaissent dans le lointain comme des feux d’artifice. Le visiteur voit chuter les jardins suspendus de l’œuvre. Ses fleurs immortelles sont fugitives et s’échappent dans le lointain. Les plantes de lumière qui se rapprochent du visiteur semblent tombées du ciel. Les feuillages, les fleurs épineuses et les arborescences en déploiement tournoient et s’entrelacent en un mystérieux ballet végétal qui s’évanouit. La légèreté de leur danse trace les contours d’un jardin, qui comme un microcosme, semble résumer l’évanescence de la beauté et de la vie.

Miguel CHEVALIER
FRANCE

Miguel Chevalier au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2014 – © Eric Sander

Né en 1959 à Mexico. Vit et travaille à Paris.

Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique.

Son œuvre, expérimentale et pluridisciplinaire, prend ses sources dans l’histoire de l’art dont il reformule les données essentielles. Son travail aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, telles que l’hybridation, la générativité, l’interactivité, la mise en réseau. Il développe différentes thématiques, telles que la relation entre nature et artifice, l’observation des flux et des réseaux qui organisent nos sociétés contemporaines, l’imaginaire de l’architecture et des villes virtuelles, la transposition de motifs issus de l’art islamique dans le monde numérique. Les images qu’ils nous livrent interrogent perpétuellement notre relation au monde.

Miguel Chevalier réalise de nombreuses expositions dans des musées, centres d’art et galeries dans le monde entier. Il réalise également des projets dans l’espace public et architectural.

TARIFS

BILLET DOMAINE

  • 40 installations et expositions d’art contemporain sur l’ensemble du Domaine
  • 30 nouveaux jardins dans le cadre du Festival International des Jardins
  • 32 hectares de parcs (Parc Historique et Parc du Goualoup)
  • Le Château complètement remeublé et ses somptueuses Écuries

Billet 1 journée

  • adulte : 18,00 €
  • réduit1: 11,50 €
  • enfant de 6 à 11 ans : 6,00 €
  • Tarif “familles” : gratuité pour 2 enfants de moins de 12 ans pour l’achat de 2 entrées plein tarif Domaine à 18,00 €.

Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans, les personnes handicapées sur présentation d’une carte, les titulaires de la carte de presse, les agents de la Région Centre-Val de Loire et les chauffeurs de cars.