Du 20 Avr au 07 Nov 2017

INSTALLATIONS PÉRENNES 2017

41 Loir-et-Cher

Installations pérennes

Adresse :

rue des Argillons 41150 - Chaumont-sur-Loire

Cet Évènement fait partie de :

Du 01 Avr au 05 Nov

saison 2017

PRÉS DU GOUALOUP

CHRIS DRURY

L’artiste britannique Chris Drury réalise des installations qui, avant même d’être des œuvres, sont des constructions répondant à des techniques ancestrales, ancrées au plus profond des cultures et des imaginaires.

Ses installations relèvent d’une démarche essentiellement intuitive.

En écho aux lieux où elles sont conçues, elles prennent vie à l’aide de matériaux trouvés sur place et sont en symbiose avec la nature environnante. Le plus souvent construites dans des sites magnifiques et complètement vierges, ses œuvres s’expriment sous plusieurs formes : d’une part,  les abris et les « cairns couverts ». Ces constructions marquent un moment et un lieu et sont parfois couronnées d’ossements comme des reliques,  symboles d’un lieu sacré. D’autre part, l’artiste  réalise aussi des compositions finement tissées où s’entremêlent des feuilles, des plumes, des os, des pierres et autres matériaux collectés au hasard de ses promenades. Ses œuvres les plus imposantes prennent des formes de sphères, de dômes ou encore de cônes.

Les cabanes ou huttes de Drury, tissées à claire-voie, transparentes, en matériau rapidement dégradable, participent de cette interrogation sur la frontière entre le dedans et le dehors, la culture et la nature, l’intérieur et l’extérieur, le yin et le yang, la vie et la mort, le vide et le plein.

C’est une puissante spirale semblant aspirer magnétiquement quelques secrets du Parc du Goualoup que l’artiste a conçu à Chaumont-sur-Loire dans un savant dialogue avec de grands cèdres du temps de la Princesse de Broglie.

Chris DRURY
SRI LANKA

Né à Colombo au Sri Lanka en 1948, Chris Drury est diplômé en Art and Design, Sculpture, Camberwell College of Arts, University of the Arts, London (1970).

Son travail, d’abord figuratif, s’oriente très vite vers la nature où il intervient directement. Chris Drury est internationalement reconnu comme l’un des artistes majeurs du mouvement du « Land Art ».

Ainsi, Chris Drury est intervenu partout dans le monde : ”The Way of Trees, Earth and Water”, Australian National University (2013) ; ”Window on Blood and Water”, installation à l’Abbaye Jumieges (2013) ; ”Carbon Sink”, University of Wyoming, Laramie, USA (2011) ; ”Land Water and Language”, Dovecot, Edinburgh, (2011) ; ”Mushroom Cloud”, Installation et Videos, Arte Sella, Italie, (2010) ; ”Rhine Mosel Slate whirlpool”, Koblenz, Germany (2011) ; ”Mushrooms|Clouds”, Nevada Museum of Art, Reno, (2008) ; ”Antarctica : A Heartbeat of the Earth”, Beaux Arts, London, (2008) ; ”Inside out, Outside In”, Vanderbilt University Fine Arts Gallery, Nashville, Tennessee, and Star Chamber – Dyer Observatory, Vanderbilt University, Nashville, TN. (2006) ; ”Whorls ”Montalvo Arts Center, Saratoga, California (2005)

PRÉS DU GOUALOUP

ANDREA BRANZI

Architecte et théoricien, Andrea Branzi n’imagine pas dissocier la pratique de la théorie. Il conçoit l’architecture, non comme l’art de la construction, mais comme une forme de pensée articulée, liée à la connaissance.  Il s’intéresse particulièrement à l’architecture radicale, dont il sera l’un des pionniers en Italie. Forme extrême d’une architecture utopiste et théorique, ce mouvement contestataire et « évolutionnaire » a cherché à redéfinir les bases de l’architecture,  à se  libérer des structures établies et des frontières matérielles en offrant plus de libertés individuelles, une mobilité dans l’espace social.

Toute sa vie, Andrea Branzi a questionné la relation de l’être humain avec son environnement. Selon lui, le design et l’architecture sont des outils conceptuels pour modifier les modes de vie et le territoire. Le projet « No Stop City », utopie critique mettant en scène une ville sans qualité basée sur le modèle de l’usine et du supermarché,  illustre remarquablement cette idée.

La sculpture de verre qu’il a conçue pour Chaumont-sur-Loire propose une enceinte secrète, sacrée, inaccessible, où nul ne peut pénétrer, et où la végétation va se développer librement.

Andrea BRANZI
ITALIE

Né à Florence en 1938, Andrea Branzi est un architecte et designer italien. Diplômé d’architecture,  il est un personnage majeur du design néo moderne.

Il a travaillé dans des domaines aussi variés que le design industriel, l’architecture, l’aménagement urbain, l’éducation et la promotion culturelle. En 1964, il fait partie des fondateurs de l’agence de design d’architecture avant-gardiste Archizoom, qui prône une abstraction totale de l’architecture. Il est également le fondateur et le directeur de la prestigieuse école de design milanaise « Domus Academy ».

Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions dans divers musées internationaux comme les musées des arts décoratifs de Montréal et Paris. Il joue également une part active dans la promotion d’expositions et participe aux principales initiatives culturelles internationales.

Il a collaboré avec les grands producteurs de design en Italie et à l’étranger, Alessi, Cassina, Vitra, Zanotta.

L’artiste vit et travaille aujourd’hui à Milan, où il enseigne le design à l’Institut Polytechnique.

PRÉS DU GOUALOUP

PABLO REINOSO

Dans l’imaginaire de l’artiste, le banc devient fantasque, comme doué d’une vie propre qui l’amènerait à se développer, à pousser, à germer, laissant libre cours à d’impossibles excroissances, dont la folie excède le cadre habituel de notre quotidien. Bousculant nos habitudes en intervenant sur un objet pour ainsi dire commun, Pablo Reinoso introduit le merveilleux au sein du parc du Domaine.

Pablo REINOSO
ARGENTINE

Pablo Reinoso au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2012 – © Éric Sander

Sculpteur à l’origine, mais foncièrement artiste, Pablo Reinoso pratique son art de diverses façons depuis son plus jeune âge. Il crée sa première sculpture à 13 ans et son premier banc–sculpture à 15 ans, mais à 6 ans déjà il s’était fabriqué des chaises, des bibliothèques et avait inventé des chariots pour dévaler les pentes de la place appelée « France », à Buenos Aires…

De mère française, mais né en Argentine, Pablo Reinoso s’installe à Paris en 1978. L’amour pour son grand-père français, homme cultivé, aimant l’art et bricoleur, attise sa curiosité envers tout ce que l’homme est capable d’inventer et le pousse à apprendre l’usage des outils d’ébéniste. Son maître en sculpture lui donne le goût et le respect des matières nobles et du travail acharné. Il obtient une bourse pour apprendre les techniques du marbre à Carrare, ce qui l’aide à s’arracher à la dictature argentine ; il se résout à s’installer en France.

 

GLACIÈRE DU VALLON DES BRUMES

ANNE ET PATRICK POIRIER

Et c’est en dégageant cet édifice en creux dénommé  « Glacière » que les archéologues ont découvert l’autre œil gigantesque de marbre blanc, un marbre « arabescato », gisant au fond du vaste entonnoir, comme jeté du ciel. Un œil regardant l’espace, le ciel, le temps, un œil de mémoire capable de voir l’infinité du ciel, l’infinité du temps, l’infinité de l’espace… On imagine l’étonnement au printemps, lorsque la neige tassée au fond du cône commençait à se liquéfier, découvrant lentement ce regard blanc fixant le ciel, fixant le promeneur, cet œil de la mémoire et de l’oubli, œil de l’Histoire, de la violence de l’Histoire, précipité là avec une violence inouïe…

Anne et Patrick POIRIER
FRANCE


Anne Poirier est née le 31 mars 1941 à Marseille et Patrick Poirier le 5 mai 1942 à Nantes. Ils demeurent aujourd’hui à Lourmarin dans le Vaucluse. Après des études aux Arts décoratifs de Paris, ils sont pensionnaires à la Villa Médicis de 1967 à 1972. Dès le début de leur séjour, ils décident de travailler ensemble et de mettre en commun leurs idées et leurs sensibilités.

Anne et Patrick Poirier sont de véritables voyageurs de la mémoire, qu’ils considèrent comme la base de toute intelligence entre les êtres et les sociétés. Ils explorent des sites et des vestiges provenant des anciennes civilisations grecques, romaines, mayas ou indiennes et les font revivre à travers des maquettes et des reconstitutions à échelles réduites. Ils sont à la fois sculpteurs, architectes et archéologues. Ils s’intéressent à la psyché dont ils ne cessent, à travers diverses métaphores, d’essayer de comprendre les structures.

Leurs installations de maquettes de sites archéologiques ruinés, les gigantesques sculptures écroulées, les herbiers et empreintes, et les photographies instaurent des fictions paradoxales qui valent à ces artistes, depuis le début des années 1970, une reconnaissance internationale. En 1984, ils réalisent une commande publique pour l’aire de Suchères sur l’autoroute Clermont-Ferrand – Saint-Etienne, « La Grande Colonne Noire ». Cette colonne monumentale effondrée au sol (100m de long sur 15m de haut) est en fait un anti-monument, une immense Vanité, qui dénonce la dérision des pouvoirs et la fragilité des empires. Suivront de nombreux autres anti-monuments dispersés à travers le monde, sous la forme d’orgueilleux monuments réduits à l’état de ruines. En 1992, une autre colonne brisée à Toronto au Canada, « Mémoire du futur ». À Prato en Italie, une autre colonne disloquée est figée dans sa chute En 1996, ils sont invités par l’Institut de recherche du Musée Jean-Paul Getty de Los Angeles à organiser une exposition qu’ils intitulent « The Shadow of Gradiva », dans laquelle ils mêlent leurs créations personnelles avec les collections du Musée, exposition où ils mettent en évidence leur intérêt pour l’archéologie comme métaphore de la psychanalyse… En 2007, ils exposent « Des Reflets de l’âme » à la Galerie Alice Pauli à Lausanne en Suisse.

En s’inspirant des récits de la mythologie et à travers l’exploration de cités réelles ou imaginaires, l’oeuvre qu’ils élaborent à deux est une métaphore du temps et de a Mémoire. Passé et futur y sont étroitement mêlés, nous donnant à voir la fragilité des cultures et des êtres.

PRÉS DU GOUALOUP

YAMOU

L’œuvre créée par Yamou à Chaumont-sur-Loire célèbre l’unité de la nature et souligne le fait que “tous les éléments d’un processus métabolique sont utiles à un autre processus”

La structure  en forme de huit reliant le charme et le marronnier évoque le cycle intarissable de la nature, le lien qui existe entre toutes les formes de vie et qui nous renvoie à notre propre histoire, à notre lien avec le monde végétal et cela à l’infini.” Yamou.

Les sculptures de Yamou ont une particularité remarquable : elles sont couvertes de centaines de clous, en référence aux statuettes N’Kondé du Bas Congo. Les petites statuettes, le plus souvent anthropomorphes ou zoomorphes, sont hérissées de clous et de lames de métal. Ces fétiches, censés être doués de forces surnaturelles, servaient à la malédiction et à l’envoûtement… En mettant les clous en présence de plantes, l’artiste entend activer un double processus : le geste qui arrose l’helexine pour la nourrir oxyde le métal du clou. Autrement dit, l’eau versée fait croître telle partie de la sculpture en même temps qu’elle détériore telle autre.” Michel Gauthier

La matière de la structure, goudron et clous métalliques, reprend un travail développé par l’artiste depuis quelques années “sur la cohabitation et l’interaction entre matière vivante-fertile, plantes, photosynthèse et une matière stérile, goudron, métal… Cette cohabitation met en exergue le principe d’un monde en continuité où la vie n’est qu’une partie d’un Tout infini”.

Yamou
MAROC

Yamou au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2016 – © DR

Né en 1959 à Casablanca, Yamou vit et travaille entre Paris et Tahannaout au sud de Marrakech. Titulaire d’un DEA en sociologie de la Sorbonne, il suit ultérieurement une formation de dessin à l’université de Toulouse le Mirail et se consacre ensuite à la peinture et à la sculpture. En 1990, il expose pour la première fois à la galerie Étienne Dinet à Paris.

Yamou a exposé dans plusieurs galeries au Maroc et à l’étranger. Son œuvre est fortement inspirée par le végétal. Elle donne à voir des interpénétrations de plantes, des entrelacements entre des éléments végétaux.

Ses sculptures cactus criblées de clous ont été saluées par de nombreuses revues d’art internationales. Dans ses peintures, l’artiste s’intéresse au monde organique. Les pétales, corolles passent sous le crible du microscope de l’œil de l’artiste pour révéler leurs richesses intérieures.

Yamou est la figure du peintre au jardin, inlassable défenseur du vivant. Dans ses “toiles mondes”, la force vitale explose en formes  cellulaires, germinatives ou liquides. Inspirée de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, elle relie  l’univers microscopique à l’immensité du cosmos.” Marie Moignard

PRÉS DU GOUALOUP

BETTY BUI, « le presse-citron »

Betty Bui utilise le vocabulaire de l’architecture et du design pour réaliser des « œuvres/objets » dont elle détourne la fonction première. Souvent elle modifie les rapports d’échelle et ses œuvres se définissent plus en tant que construction qu’installation.

S’intéressant aux rapports entre l’espace et l’objet, elle donne au lieu qu’elle occupe, une nouvelle interprétation tout en restant attentive à son histoire,  à son fonctionnement et aux personnes qui y circulent.

Avec le « presse-citron », agrandi à l’échelle sculpturale du mobilier urbain, Betty Bui prend l’image au mot et la projette dans l’espace.

Betty BUI
FRANCE

Betty Bui au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2014 – © Éric Sander

Née à Paris en 1967, Betty Bui vit et travaille en Avignon. Diplômée de l’École Régionale des Beaux-Arts de Saint-Etienne, elle a participé à plusieurs expositions personnelles et collectives, notamment au Festival Rayon Frais à Tours (2008) et au Lou Tempo Festival, Saint-Leu, Ile de la Réunion (2009).

TARIFS

BILLET DOMAINE

  • 40 installations et expositions d’art contemporain sur l’ensemble du Domaine
  • 30 nouveaux jardins dans le cadre du Festival International des Jardins
  • 32 hectares de parcs (Parc Historique et Parc du Goualoup)
  • Le Château complètement remeublé et ses somptueuses Écuries

Billet 1 journée

  • adulte : 18,00 €
  • réduit1: 11,50 €
  • enfant de 6 à 11 ans : 6,00 €
  • Tarif “familles” : gratuité pour 2 enfants de moins de 12 ans pour l’achat de 2 entrées plein tarif Domaine à 18,00 €.

Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans, les personnes handicapées sur présentation d’une carte, les titulaires de la carte de presse, les agents de la Région Centre-Val de Loire et les chauffeurs de cars.