Du 24 Mai au 11 Juin 2017

Vernissage : 24 Mai @ 18h30

Alter-climax

Catégorie :

37 Indre-et-Loire

galerie experimentale 2017

Adresse :

Jardin François 1er 37000 - Tours

Alter-climax

galerie experimentale 2017

CYPRIEN GAILLARD
EMERIC LHUISSET
KATIE PATERSON
LAURENT PERNOT
ERIC VAN HOVE

exposition du 24 mai au 11 juin
vernissage mercredi 24 mai à 18h30
un partenariat CCC OD et Université François Rabelais de Tours

La Galerie Expérimentale est une expérience menée entre le centre d’art contemporain CCC OD (Centre de Création Contemporaine Olivier Debré), et l’Université François Rabelais de Tours, qui proposent ensemble cette formation professionnalisante aux pratiques curatoriales.
Depuis 2003, une quinzaine d’étudiants de L3 de toutes disciplines peuvent ainsi chaque année organiser une exposition d’art contemporain au CCC OD, encadrés par un enseignant d’Histoire de l’Art et l’équipe du centre d’art.

En expérimentant à l’échelle 1 tous les aspects liés à l’organisation d’un tel événement, en dialoguant avec des artistes, des galeries et des institutions reconnues, ils bénéficient d’une véritable immersion dans les enjeux artistiques et professionnels d’une exposition d’art contemporain.
La Galerie Expérimentale est l’un des aspects les plus représentatifs des activités de formation menées par le CCC OD avec son Bureau des Etudiants. Depuis sa création, le CCC OD accompagne en effet les étudiants tourangeaux dans leur découverte de l’art d’aujourd’hui tout au long de leur cursus universitaire.

 

 

L’exposition 2017

La question écologique est au cœur des préoccupations contemporaines. Depuis la Révolution Industrielle, l’Humanité est en effet devenue le principal acteur de l’évolution de son environnement naturel, modifiant les climats, les sols, jusqu’à marquer la couche terrestre de son empreinte indélébile. L’avènement de cette nouvelle période géologique, que l’on s’accorde à désigner sous le nom d’« Anthropocène », amène à regarder autrement les rapports que l’Homme entretient avec le monde qui l’entoure. Elle invite à penser cette cohabitation sur le long terme et à envisager la potentialité qu’elle prenne fin.

Notre exposition ne propose cependant pas la vision d’un conflit entre l’Homme et la Nature, considérés comme deux entités distinctes. A la facilité des images qui ont recours à une stratégie du choc pour dénoncer la catastrophe écologique en cours, nous avons préféré des œuvres qui mettent en perspective notre rapport à l’environnement au-delà de notre vécu immédiat. Images d’un passé prêt à se reproduire, d’un futur qui n’aura peut-être pas lieu ou d’un cycle qui ne connaît pas de fin, les œuvres induisent une forme d’intemporalité qui dépasse l’échelle de temps humaine. Le paysage y tient une place privilégiée, montrant les signes d’un environnement où la vie humaine pourrait bien finir par n’être présente qu’à l’état de ruine. L’attention portée sur des phénomènes naturels – rotations de la planète, arcs-en-ciel – dont on peine à toucher la réalité, montre la possibilité qu’a l’art de rendre présent ce que l’on ne peut saisir dans sa matérialité. Il s’agit ainsi de donner à voir comment les artistes se saisissent de cette révolution géologique dans laquelle nous sommes entrés, comme d’un nouveau moteur de réflexion et de création permettant de penser à la fois la fin d’une société et l’éternel renouveau du monde.