30 mars 2015

POUR APPRENDRE : ÉCOUTEZ (université populaire du FRAC Centre)

Nous relayons dans ces pages une initiative bien établie des Turbulences – FRAC Centre qui a ouvert, depuis un an, son université populaire.

Le FRAC Centre propose en effet depuis mars 2014 deux formations, une en architecture, en association avec la Maison de l’Architecture du Centre, et l’autre en art.

Si cette proposition a su trouver son public, en faisant salle comble à chaque séance*, le partenariat établi avec Radio Campus Orléans permet de bénéficier, même à distance, des cours dispensés.

Nous vous proposons ici une version intégrale de ces moments, à vivre par ailleurs en direct :

aux Turbulences – FRAC Centre les vendredi à 11h (selon les dates communiquées pour chaque cycle)

et sur Radio Campus Orléans le samedi à 10h (Orléans : FM 88,3)

(* les cours, gratuits, nécessitent une inscription préalable par internet: www.frac-centre.fr ou par téléphone le mercredi, de 14h à 17h, 0238626279)

————————————ArchitectureDepuis mars 2014, l’Université populaire des Turbulences – Frac Centre et de la Maison de l’Architecture du Centre propose un panorama historique de l’architecture du XXème siècle.————————————France 1917 – 1939 : de la Reconstruction aux monuments de la modernité /Cycle 1 – Mars 2014Ce premier cycle expose les fondements de l’architecture moderne en France entre les deux guerres. Il est proposé par Richard Klein, architecte, docteur en architecture et enseignant. Il expose les fondements de l’architecture moderne en France entre les deux guerres. À travers l’étude de projets et de réalisations emblématiques de la cette période, il s’agit de saisir la formation et la transformation des formes contemporaines et les différentes formules des architectures de la modernité.
Les édifices sont analysés et décrits dans leurs dimensions techniques, plastiques et culturelles. Ils sont replacés dans le contexte des pratiques sociales, des cultures architecturales et de l’historiographie.

  • Vendredi 14 mars 2014 : Reconstructions (1917-1925) 

  • Vendredi 21 mars 2014 : Le temps des manifestes (1925-1932)

  • Vendredi 28 mars 2014 : La machine et le monument (1933-1939) 

————————————France 1944 – 1985 : de l’architecture «laboratoire» de l’après-guerre aux paysages urbains /Cycle 2 – Mai 2014Le deuxième cycle présente la politique de la reconstruction en France après 1944 et trace le chemin vers la constitution des espaces urbains d’aujourd’hui. Il est proposé par Nathalie Chabiland et Virginie Picon-Lefebvre et présente la politique de la reconstruction en France après 1944 et trace le chemin vers la constitution des espaces urbains d’aujourd’hui.La présentation des politiques urbaines de l’après-guerre et jusque dans les années 1980 permet de comprendre l’émergence des typologies et des grands mouvements architecturaux en France. 
Ce cycle débute par une introduction à la période de la Reconstruction en France. Il explore ensuite la production architecturale des cinquante dernières années, à travers le prisme particulier du logement: des politiques aux expérimentations spatiales et constructives, cette question a servi de vecteur pour le renouvellement de l’architecture.

  • Vendredi 9 mai 2014 : La (Re)construction après 1944, une tension entre le passé et l’avenir.

  • Vendredi 16 mai 2014 : Les grands ensembles urbains 1955-1975, une spécificité française ?

  • Vendredi 23 mai 2014 : Architectures alternatives pour le logement : Expérimentations spatiales et constructives des années 1970-1985

————————————Entre utopie et réalité : l’architecture contemporaine en quatre récits /Cycle 3 : novembre 2014Ce dernier cycle de 2014 présente les mouvements expérimentaux qui ont marqué la discipline à partir des années 1950, de l’architecture radicale aux mouvements postmodernes et à la Déconstruction. Il est mené par Véronique Patteeuw. Au courant des années 1960, la société évolue rapidement sous l’influence des nouvelles technologies, d’une mobilité croissante et d’une nouvelle culture de la consommation.
 L’héritage moderniste et, plus largement, l’idée de progrès ayant dominé les sociétés industrielles sont fortement remis en cause. S’ouvre alors une période de bouleversements, donnant lieu à une explosion de débats, de polémiques et de prises de position. Dans ce contexte de crise, les architectes posent, chacun à leur manière, cette question fondamentale : 
« Qu’est-ce que l’architecture ? Quels sont ses enjeux ? »
. La situation économique induite par le choc pétrolier de 1973 et la récession de 1974 voit l’émergence d’une architecture de papier. Résolument critique, elle produit des visions utopiques ou négatives de la société. Non construite, elle se décline en autant d’installations, de performances, de revues, d’expositions ou encore de films qui, entre utopie et réalité, interrogent à la fois le rôle, la fonction, la place et la forme que doit prendre l’architecture.

  • Vendredi 7 novembre 2014 : Architecture radicale

  • Vendredi 14 novembre 2014 : Postmodernisme

  • Vendredi 21 novembre 2014 : Déconstructivisme

  • Vendredi 28 novembre 2014 : Projets contemporains

————————————————————————Art contemporainDepuis juin 2014, Les Turbulences – Frac Centre proposent également des cycles de formations sur l’art contemporain. L’étude des grands mouvements et des œuvres majeures de la seconde moitié du 20e siècle posera les bases pour une découverte des problématiques et des cadres de la création artistique actuelle.————————————
Initiation aux enjeux de l’art moderne (1860/1930) / Cycle 1 : Juin 2014Ce premier cycle d’histoire de l’art, mené par Pascal Rousseau, sera consacré à la période moderne, proposant une traversée des avant-gardes artistiques internationales de 1860 à 1930, autour de trois grandes thématiques.

  • Vendredi 13 juin 2014 : Couleur

  • Vendredi 20 juin 2014 : Espace

  • Vendredi 27 juin 2014 : Figure

————————————Initiation à l’art contemporain (1945/1970) / Cycle 2 : Octobre 2014Ce deuxième cycle, mené par Alexandra Fau, abordera les principaux mouvements artistiques d’après-guerre, jusqu’aux années 1970 (l’art informel, l’expressionnisme abstrait, l’art conceptuel ou minimaliste, la performance).

  • Vendredi 10 octobre 2014 : L’après-guerre, pour « Un art autre » .
    Au lendemain de la guerre, artistes et critiques partagent le sentiment que l’image est dépassée, qu’elle ne pourra pas traduire l’indicible, l’ignominie, l’effroi. L’art informel en France avec les tendances extrêmes de la peinture non figurative (Michel Tapié, Jean Fautrier) tente de trouver une réponse plastique à ce sentiment. Cette réflexion se poursuit aux Etats-Unis, avec des artistes qui expriment leur liberté picturale et leur esprit de révolte à travers l’expressionnisme abstrait (Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Rothko, Franz Kline…).

  • Vendredi 17 octobre 2014 : Un art d’insistance
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    Dans les années 1960, les artistes développent des oeuvres d’une radicalité et d’une réelle intransigeance en passant par la peinture d’instance chez les artistes du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) ou du mouvement Support(s)-surface(s) (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, Claude Viallat…) mais également par les conceptuels et minimalistes américains (Sol LeWitt).

  • Vendredi 24 octobre 2014 : La performance
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    La performance se caractérise par l’art du geste ou de l’action accompli ou organisé en public par un artiste à un moment donné, sur une temporalité unique. Il s’agit de déstabiliser les conventions esthétiques, notamment en décloisonnant les genres (arts plastiques, musique, théâtre, danse, poésie, cinéma…) tout en mêlant cultures savantes et populaires. La performance véhicule un esprit subversif, polémique, cynique, transgressif et impudique. C’est l’art qui repousse les limites du corps bien sûr, mais aussi des genres, des formes, des espaces et de la pensée (Marina Abramovic et Ulay, Gina Pane, Stanley Brown, William Anastasi, Francis Alÿs, André Cadere).