Du 01 Juil au 17 Sep 2017

Vernissage : 30 Juin @ 18h30

Rétrospective, Thierry-Loïc Boussard

Catégorie :

18 Cher

Adresse :

Friche l'Antre-Peaux 26, route de la Chapelle 18000 - Bourges

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RÉTROSPECTIVE

EXPOSITION DE THIERRY-LOÏC BOUSSARD • (1950-2012)

Lorsque Thierry-Loïc Boussard (1950-2012) réalise ses premières œuvres en 1974, l’abstraction fait un retour remarqué en France. Fortement influencé par une peinture américaine (Robert Motherwell, Clyfford Still,…) dont on commence à mesurer toute l’importance, marqué également par l’irruption de ces artistes iconoclastes que furent les membres de Support-Surface (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Claude Viallat ou Jean-Pierre Pincemin), il réalise des œuvres étonnantes où l’abstraction ne répond pas à un programme théorique mais bien à une envie aussi bien sensuelle que spirituelle. Dans son atelier de Prunay près de Bourges, libre et solitaire, il va lentement basculer d’une abstraction analytique vers une forme de figuration. Thierry-Loïc Boussard avait pour habitude de s’emparer d’un motif (ex : les coureurs du Tour de France, les façades des maisons berrichonnes, des bouquets de fleurs, des chapiteaux de cirque, etc.) avant de les décliner, de les épuiser, de trouver à partir d’une figuration chargée chromatiquement les voies d’une forme d’épure où le geste vise à faire acte de peinture.

Cette rétrospective Thierry-Loïc Boussard ambitionne de faire découvrir à différents publics la portée esthétique et théorique (même si l’homme ne fut pas un théoricien) de son engagement, le relier aussi à d’autres pratiques contemporaines pour mieux en voir la spécificité. Organisée autour de quelques thèmes (ne visant pas à l’exhaustivité), l’exposition comprendra une soixantaine de peintures et une centaine de dessins.


L’œuvre foisonnante, atypique et oh combien singulière de Thierry-Loïc Boussard atteste d’une longue tradition française : celle du peintre qui dans le secret de son atelier poursuit, solitaire et souvent incompris, l’aventure de la création. Ce mythe puissant, convoquant au passage la terrible légende de l’artiste maudit, ne cesse d’irriguer – au moins depuis le XIXème siècle – l’histoire de l’art avec le succès que l’on sait.

Thierry-Loïc Boussard ne fut pas un artiste maudit. Sa volonté de poursuivre en solitaire son chemin, il l’a cherché, revendiqué, acceptant implicitement que son œuvre reste finalement confidentielle. Six ans après son décès, les artistes et commissaires qui l’ont connu ne cessent de célébrer son œuvre, y repérant des questionnements fondamentaux quant à l’actualité de la peinture.

Au premier abord, l’œuvre de Boussard peut dérouter. Mais quiconque s’y frotte, quiconque laisse son regard pénétrer ses toiles et dessins, quiconque prend la mesure du travail accompli se trouve soudain embarqué dans le plus extraordinaire voyage car celui-ci ne cherche pas à atteindre les rivages du beau, du merveilleux, du séducteur. Non, ce qui est en jeu est plus profond et plus essentiel : qu’est-ce qui fonde l’acte pictural ? En regardeur visionnaire, en parfait connaisseur de l’histoire de l’art, Boussard accepte toutes
les possibilités, toutes les erreurs, toutes les trouvailles. Seul compte l’acte. Le seul héroïsme que l’on peut lui reconnaître consistait à aimer passionnément la vie, à poursuivre son aventure avec une énergie hors norme. Sa peinture est un acte de foi envers le monde, la vie et la capacité de l’artiste à ré-enchanter l’imaginaire.

En attestent ses variations chromatiques, ses éclats de couleurs sans équivalent chez ses contemporains. En attestent également cet amour de la matière et cette passion pour les matériaux trouvés lui servant de support.

Scènographie

Imaginé comme la première rétrospective de cet artiste, l’accrochage déploie volontairement certaines séries afin de mieux démontrer les principes de sa création.
« New York, les X, les maisons, les peintures au rouleau, bouquets et pots de eurs » sont installées a n de démontrer le processus de déconstruction qu’il met en place. Ces ensembles (ne visant pas à l’exhaustivité) seront complétés de quelques exemples d’autres ensembles (coureurs du Tour de France, chapiteaux, anthropométries, rochers, etc.) a n de saisir l’extraordinaire variété des motifs déclinés. Quelques dessins, gravures et peintures attesteront également de ses débuts d’artiste dans les années 1960. Enfin, une section sera consacrée à son investissement dans la Galerie Dépôt qu’il avait ouvert dans les années 1970 à Bourges.
Commissaire : Damien Sausset

OUVERTURE du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous sauf jours fériés. Entrée libre.

La soirée de vernissage sera suivie à 20h30 de Hot Bodies (Stand up), concert de Gérald Kurdian, musicien, performer et artiste-radio.

18h30 : Ouverture
19h30 : Pot offert
20h30 : Concert Gérald Kurdian – Prix libre (voir évènement)