Du 16 Sep au 01 Oct 2017

Vernissage : 14 Sep @ 18h00

Premier regard, Nikolas Chasser Skilbeck

Catégorie :

37 Indre-et-Loire

Organisé par :

Eternal Gallery, Mode d'Emploi

Adresse :

Octroi nord-est, Place Choiseul 37000 - Tours

Fichiers liés :

Nikolas Chasser Skilbeck

Vernissage le jeudi 14 septembre 2017 à 18h en présence de l’artiste

 

Eternal Gallery • Les Octrois, place Choiseul • Tours
sam & dim • 16 h > 19 h et en semaine sur rendez-vous • entrée libre
journées du patrimoine • sam 16 & dim 17 septembre • 15h > 19h

En partenariat avec Mode d’Emploi, l’équipe d’Eternal Network est heureuse d’inviter Nikolas Chasser Skilbeck a présenter une exposition monographique. En 2016-17, l’artiste a mené une résidence-atelier au collège de Cormery (37). Les travaux des élèves sont visibles dans l’octroi de Mode d’Emploi.

Nikolas Chasser Skilbeck est un artiste plasticien, né à New York en 1985. Son regard singulier nous propose un monde pictural, poétique et étrange. Au travers de différents dispositifs (écran HD LED, projection, mapping sur bâtiment, installation, hologramme…) et d’une forte inspiration de l’histoire de l’art et du cinéma, ses vidéos partagent leurs différentes expériences du temps. Elles produisent une atmosphère de dé-réalité, très ouverte dans l’univers de sensations qu’elle offre, laissant la place autant à la paix qu’à l’inquiétude.
À Eternal Gallery, Nikolas Chasser Skilbeck a choisi de plonger le visiteur dans un circuit de six vidéos, en immersion totale. Les compositions – empruntons ce terme pictural, car il est bien question de peintures ici – sont souvent frontales, face à des mouvements linéaires (le sac et le ressac de la mer, une route, une succession de ponts où défilent des véhicules, la chorégraphie des grues sur l’Autoroute A10…). Néanmoins, on ne sait d’emblée ce que l’on est en train de voir. L’image paraît irréelle par ses tonalités et la complexité des images révèle petit à petit le sujet filmé, grâce à des éléments parasites qui viennent donner une échelle à ses paysages : tantôt une mouette qui passe, tantôt un personnage qui entre dans le champ, une écriture sur un camion, une architecture qui se dessine…
La plupart des vidéos sont accompagnées d’une bande son réalisée par Arthur Zerktouni qui, à partir de la prise de son réelle, déconstruit l’enregistrement pour atteindre des effets proches de l’abstraction tout comme le font les images.

Par l’image et le son, Nikolas Chasser Skilbeck privilégie le rapport de l’homme à la nature. Les vidéos donnent une impression de synergie entre l’homme, ses constructions et les éléments naturels. On pense alors aux peintures de Nicolas Poussin où les personnages, maisons et embarcations sont engloutis dans le paysages, non pas pour les repousser, mais pour en faire un tout. Et le Romantisme de William Turner ou de Caspar David Friedrich n’est pas loin non plus, car on atteint le sublime, ce sentiment d’inaccessibilité, où la sensation de vide et d’incommensurabilité déclenche l’impression d’une présence divine. Mais, par la vidéo immersive, Nikolas Chasser Skilbeck intègre le spectateur dans cette transcendance du beau et propose surtout une expérience temporelle partagée.