Du 21 au 30 Juin 2016

Vernissage : 20 Juin @ 21h00

L’Horizon des Événements

18 Cher

Commissaires de l'exposition : Éric Aupol / Shaden Awad / Hervé Trioreau Avec Andreas Maria Fohr / Ingrid Luche / Samer Wannan Dans le cadre du programme Re:Territories

Adresse :

7, rue édouard-branly 18006 - Bourges

« L’Horizon des Événements est une frontière dans l’espace-temps au-delà de laquelle les événements ne peuvent pas affecter un observateur extérieur.
Il est défini comme « le point de non-retour », le point où l’attraction gravitationnelle devient si importante qu’elle rend toute évasion impossible, même pour la lumière. L’Horizon des Événements est le plus souvent associé à des trous noirs.
La lumière émise à l’intérieur de l’Horizon des Événements ne peut jamais atteindre l’observateur extérieur.
De même, tout objet approchant de l’horizon semble ralentir et ne jamais tout à fait passer à travers celui-ci.»

Re:Territories est une première proposition de travail collectif.
Ce projet concerne plusieurs étudiant(e)s et enseignant(e)s de chacune des trois institutions (École Nationale Supérieure d’Art de Bourges – Université de Birzeit / Département d’Architecture – International Academy of Art Palestine à Ramallah), via des modules multiples (séminaires, workshops, échanges croisés, programme de recherche, …).

Re:Territories a pour but de penser, appréhender, construire et finaliser un travail artistique et de recherche conjoint entre les étudiant(e)s de ces institutions autour des questions de territoire(s).

L’objectif final est une présentation des projets, pour cette année 2016, de façon croisée, à Ramallah (Juin), Jérusalem & Gaza (Octobre), Bourges & Paris (Novembre-Décembre), dans des formes, des médias et des temps à définir de manière collective et transfrontalière, entre les étudiant(e)s Palestiniens et Français en art et architecture.

A plus long terme, il s’agira aussi d’établir un programme de recherche commun aux trois universités, tant théorique que plastique.

Re:Territories, un territoire politique : le contexte singulier de cet échange et les territoires qui le composent est le paradigme principal de ces recherches croisées. L’appréhension d’un territoire du conflit par l’architecture et l’urbanisme, l’économie qu’engendre une production de formes bâties dans des espaces conflictuels ou étant historiquement marquées par les extensions du conflit, sont en l’état les questionnements qui nourriront l’ensemble du projet.

Occupation, déplacement, réoccupation, c’est autour de ces espaces physiques, de ces vocables centraux de cet espace du conflit que naîtront les propositions plastiques et conceptuelles des étudiant(e)s inscrit(e)s dans ce projet
Une forme prospective et transversale : des regards multiples sur deux territoires.
L’intérêt du projet est de croiser nos regards occidentaux et orientaux sur la fabrication de ces signes et leurs conséquences dans nos sociétés respectives. Il permet d’interroger, par les formes réflexives et plastiques singulières proposées par chaque acteur, la notion d’espace comme terrain politique, terrain de projection (une utopie artistique et architecturale), et de mesurer ce que celle-ci indique du contexte géographique, politique et esthétique contemporain, sur des territoires à forte valeur politique.

Architecture, espace public et sphère privée, colonisation et déterritorialisation sont les vocables et concepts à développer avec les étudiant(e)s autour de propositions théoriques et plastiques communes et croisées, sans contraintes à priori de médiums et de réalisations.

Voici quelques-unes des questions en devenir qui vont accompagner le projet Re:Territories et l’exposition L’Horizon des Événements.