Du 07 Oct 2022 au 27 Août 2023

Vernissage : 08 Oct @ 14h30

Les registres du jeu

Catégorie :

45 Loiret

CYCLE 1 DE LA SAISON #7

Adresse :

234 rue des Ponts 45200 - Amilly

Cette saison artistique ouvre une nouvelle périodicité de programmation pour le centre d’art labellisé d’intérêt national au printemps dernier. Et ce faisant, un nouveau rythme aussi. Chaque saison s’articulera sur un principe de 3 cycles de renouvellement d’expositions permettant d’avoir pour certaines productions des périodes de diffusion et de valorisation plus longue.

Les registres du jeu s’ouvrant avec les présences combinées des Simonnet Sculpteurs (Marthe et Jean-Marie) dans la Galerie haute (jusqu’au 18 décembre 2022) et sous la Verrière tout comme avec les Haies de Joël Auxenfans présentées dans la Petite Galerie (jusqu’au 4 décembre).
L’art modulaire des premiers et le prolongement d’un geste paysager du second inaugurent l’idée d’une saison artistique pensée comme une belle séquence d’une contiguïté d’instants, d’espaces, de propositions, sujettes à autant de mises en récit (Meris Angioletti (février 2023), Hélène Delprat (juin 2023), Vir Andres Hera (avril 2023) que de reformulations envisagées d’un geste initial et primordial (Les Simonnet, Natalia Jaime-Cortez (en résidence territoriale jusqu’en décembre 2022 et exposée aux premiers jours de 2023).
Autant de préparation à des équipées propices aux voyages (Victor Cord’homme (été 2023), Vir Andres Hera, pour aller vers des archipels émergeants, à travers de nouvelles géographies et configurations, là où qui se pensent, s’affichent, s’affirment territoire et emprise (encore Vir Andres Hera et WE ARE (février 2023) de Sammy Engramer et Guillaume Lasserre, avec Myriam Mihindou, Michelle Magema, Laure Tixier, Marielle Chabal, Audrey Terrisse, Bojana Nikcevic, Laurent Lacotte, Ibrahim Meïté Sikely, Lassana Sarre, Sammy Engramer, Suzanne Husky et Stéphanie Sagot.

 


ÉCLAT
Abraham Cruzvillegas

PROLONGATION DE L’EXPOSITION
Grande Halle, visible jusqu’au 20 novembre 2022

 


LES SIMONNET
Marthe & Jean-Marie Simonnet

Verrière et Galerie Haute, visible jusqu’au 18 décembre 2022

La prédominance de la main dans l’appropriation des réalités formelles est une réalité qui parcourt 50 ans de pratiques artistiques chez Marthe et Jean-Marie Simonnet.
Le registre du jeu – formel, géométrique, symbolique – plane dans leurs approches, prolongeant dans le registre des échelles, une dynamique en capacité de tutoyer l’infini : une même continuité s’y perçoit dans le développement du geste, de l’objet au mobilier, du monument sculptural aux architectures réduites (espaces de jeux pour enfants).
Ce tutoiement de l’infini relève de la suspension à voir se produire la poésie d’un déployé (la main) ou d’un déploiement (les modules, les empilements, les emboitements et les variations ou encore les formes d’un cerf-volant se structurant par la force du vent).
Il est possible de dire que c’est une donnée principielle pour les Simonnet.
L’investigation (forme, espace, échelle) se fait par le jeu, consciente de la richesse des promesses qui s’opèrent dans les combinaisons, sans entrevoir plus avant – dans l’apriori – les choses, en s’appuyant sur le développé du geste, l’expression de la main concrétisant ce qui n’était encore un instant qu’une rêverie constructive.

 


LES HAIES, « une question de faire », prémonitions
Joël Auxenfans

Petite galerie, visible jusqu’au 4 décembre 2022

Dans l’ensemble des propositions faites par les Tanneries (à travers leurs expositions ou via le Parc de sculptures) pour donner à voir et esquisser un paysage de la création contemporaine s’affirmant dans une prise en compte du geste plastique à l’orée des espaces naturels, Joël Auxenfans vient apporter sa touche. Son projet des Haies, initié en 2018, l’amène concrètement à aller « sur le motif ».

Joël Auxenfans parcourt pour cela les campagnes, du Perche en Normandie, de La Nouvelle Aquitaine au Gâtinais tout proche, comme le philosophe se sert de sa déambulation pour construire – mais aussi mettre à l’épreuve – son propos dans le champ de la philosophie. Quitte à « sauter quelques haies » pour mieux croiser le cheminement d’Épicure.

Il nous fait ici l’invitation à parcourir pour mieux discourir sous une tonnelle porteuse de textes : ceux d’une juriste, d’une philosophe et d’un artiste. Chacune et chacun sont attachés à parler de cette forme d’horizon que sont les haies bocagères.
L’ensemble se veut et se fait programme : dès que se dessinent les premiers traits, se forme déjà la trame où se construit l’entremêlement des pensées et des formes racontées, dans l’histoire de ces frontières géographiques autant que sémantiques, mais aussi l’expérience de leurs limites : à bien considérer les haies, entre construction (initiée dès le Moyen Age) et effacement (engagé seulement au lendemain des 30 Glorieuses), se fait jour l’étendue d’une prospective pour Joël Auxenfans.

Dans la mobilité des notions, le glissement de champ à champ s’enrichit, d’abord parce qu’il s’agit de « culture » : qu’elle soit agricole, liée à la terre ou considérée sous l’angle de la fructification des connaissances, par-delà l’état de nature, combien de pratiques partagées, dans une « sorte d’équilibre entre la poussée végétale et les besoins humains » nous dit l’artiste.

Joël Auxenfans crée des Haies, répondant en cela à l’un des objectifs de développement durable liés aux « engagements 2030 » pour le climat et s’engage dans une démarche artistique oeuvrant à lutter comme l’érosion des sols. Ces haies composites se font elles-mêmes paysage d’une diversité végétale, d’un besoin de diversité salutaire, seul gage de renouvellement des conditions du vivant pour le futur.

Ces haies émergent donc en divers lieux et bientôt trouveront une nouvelle expression, dès l’automne 2022 et au cours du printemps qui suivra sur le territoire du montargois et plus précisément sur celui communal d’Amilly puisque Jöel Auxenfans est lauréat pour un aménagement paysager lié au développement du Lycée agricole Le Chesnoy ; une action inscrite dans la politique de soutien à la création dans le cadre du dispositif de 1% artistique, portée par la Région Centre-Val de Loire.

Infos pratiques

Horaires d'ouverture

mercredi à dimanche, de 14h30 à 18h
fermé les 25 décembre et
1er janvier

Tarifs

Entrée libre