Du 01 Avr au 02 Nov 2016

Vernissage : 04 Mai @ 17h00

Expositions 2016, arts visuels à Chaumont

Catégorie :

41 Loir-et-Cher

Adresse :

rue des Argillons 41150 - Chaumont-sur-Loire

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Installation d’Andy Goldsworthy – Parc Historique

Artiste majeur de la scène artistique mondiale, s’inscrivant dans la mouvance du Land Art, l’artiste britannique Andy Goldsworthy explore depuis la fin des années soixante-dix de nombreux sites naturels et paysages dans lesquels il élabore des œuvres d’une grande subtilité empreintes des éléments de la nature, en totale harmonie avec les lieux dans lesquels il crée.
Andy Goldsworthy sculpte la glace et la neige, construit des arches de pierre, taille des branches, compose avec des feuilles de chêne ou d’érable, ordonne des fleurs de pissenlit, ou assemble des galets. Il travaille avec les éléments le soleil, la pluie, ou la mer et met à profit les saisons pour exprimer son art.
“Chaque empilement est bien plus que la somme de ses éléments. Il y a des cairns de lumière, de couleur, de froid, d’eau… et de pierres. J’ai uni entre eux le clair de lune, le soleil couchant, la marée montante, la gelée ferme.”
Goldsworthy est un compositeur qui revisite la nature, au gré de ses fantaisies. Ses projets l’ont mené aux Etats – Unis, en Australie, au Japon, en France, ou au Pôle Nord. Mais son terrain préféré reste la lande écossaise, là où il vit depuis une vingtaine d’années.

Jouant avec la souche d’un platane abattu, mais dont repoussent certaines branches rebelles, l’artiste a conçu pour Chaumont-sur-Loire, un cairn inédit où pierres et végétal s’entrelaceront en s’épousant, année après année.

 

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Installation d’El Anatsui – Parc Historique

Mondialement respecté et reconnu, a fortiori depuis qu’il a reçu le Lion d’Or de la Biennale de Venise en 2015 pour l’intégralité de son œuvre, El Anatsui est connu pour ses sculptures en bois, en argile et ses assemblages complexes de matériaux recyclés. A la fin des années 1970, il privilégie l’utilisation des tessons de verre et de débris de céramiques (série Pots cassés, 1976-1982). Deux décennies plus tard, il réalise ses premières pièces de « tissus » à partir de « matériaux pauvres ».

Les installations murales monumentales d’El Anatsui (« Sasa » (Manteau), 2004, Coll. MNAM-CCI, Centre Pompidou), ainsi que ses sculptures sur plancher (« Tiled flower garden », 2012 ; « AG + BA », 2014) sont constituées de « matériaux de rebut »: capsules de bouteilles en aluminium, canettes concassées, aplaties, ou encore de tôles découpées. L’artiste assemble soigneusement ces matériaux et les relie entre eux par des fils de cuivre. Les pièces sont d’abord composées au sol, puis elles sont fixées au mur. Leurs formes souples et irrégulières évoquent des drapés, des tapisseries, des vêtements (« Man’s Cloth, Woman’s Cloth », 2002). Les œuvres aux couleurs vives et chatoyantes s’inspirent des grandes étoffes « kente », pièces aux motifs symboliques portées par les chefs ghanéens.
Tels des rideaux de scène ou des tapisseries précieuses, ses tentures métalliques ont paré nombre de façades prestigieuses, du Palazzo Fortuny pendant la 52èmeBiennale de Venise (« Fresh and Fading Memories », 2007), à la Alte Nationalgalerie de Berlin (« Ozone Layer and Yam Mounds », 2010), en passant par le Palais Galliera, à Paris (« Broken Bridge », 2012), la Royal Academy de Londres (« TSIATSIA – searching for connection », 2013)… Il a récemment investi la High Line, ancienne voie ferrée aérienne de New York, devenue un parc suspendu, avec un « mur » de métal et de miroirs (« Broken Bridge II », 2012- 2013).

El Anatsui puise son inspiration dans les traditions africaines de recyclage et de détournement d’objets manufacturés usagés. Il a su ériger la récupération en pivot du processus créatif. Ses œuvres interrogent les échanges mondiaux du commerce, la destruction, la transformation des matériaux, symboles des événements traversés par le continent africain.

A Chaumont-sur-Loire, El Anatsui a été invité à intervenir en 2015 dans la Galerie du Fenil. En 2016, c’est dans le Parc historique qu’il va réaliser une œuvre dans l’esprit des sculptures de bois qu’il aime à concevoir, puisant, cette fois, son inspiration dans le proche environnement du Domaine.

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« Sans titre, 2016 » – Installation de Giuseppe Penone – Parc Historique

“Giuseppe Penone est l’un des plus grands sculpteurs d’aujourd’hui. Son œuvre est tout entière tournée vers la Nature, source d’inspiration profonde et unique de cet immense artiste, fasciné notamment par les arbres, dont il perçoit, souligne et recrée, mieux que tout autre, le mystère et la puissance. Il en aime les branches, les feuilles, les épines, il scrute les cépées, les taillis, les futaies. Son œuvre est un chant d’amour à la beauté des arbres.
Observateur inlassable des forêts, il perçoit et restitue les messages, les forces enfouies, les énergies inscrites dans le bois, invisibles à l’œil nu.”
Chantal Colleu-Dumond

Les thèmes qu’il aborde interrogent principalement l’homme et la nature, ainsi que le temps, comme la transformation des éléments, le mouvement, l’empreinte et la beauté des formes. Ses œuvres se caractérisent aussi par l’utilisation de matériaux comme le bois, le marbre, la résine végétale ou le bronze.
“L’arbre est une matière fluide, qui peut être modelée. Le vecteur principal est le temps : l’homme a une temporalité différente de celle d’un arbre ; en principe, si on empoignait un arbre et qu’on avait la constance de ne pas bouger durant des années, la pression continue exercée par la main modifierait l’arbre.” Giuseppe Penone
Déjà présent en 2012 à Chaumont-sur-Loire avec une sculpture spectaculaire “Idea di Pietra” et un jardin pérenne intitulé “Arbre-chemin” conçu dans un bosquet, l’artiste a imaginé une nouvelle œuvre de bronze, qui fera écho à ce labyrinthe poétique déjà créé dans le Parc historique.

« Bien qu’il ait fait le tour de tout le Parc et qu’il eût pu opter pour de tous autres lieux, c’est un bosquet secret, non loin du château d’eau, qui a retenu l’attention de Giuseppe Penone à Chaumont-sur-Loire, un bosquet oublié, caché sous des lauriers, que l’on ne taillait plus, où nul ne pénétrait depuis bien des années.
Intuition des cheminements à venir, recherche des arbres et des parcours possibles, imprégnation et compréhension immédiate du lieu, observation des souches et des mousses, des lierres et des lichens, des pierres et des branches… tous éléments perceptibles de la création en mouvement et de ses mystères, moments de la naissance d’une idée, de la recherche de traces ou d’espaces d’inscription possibles de formes ou d’objets dans la nature, tels furent les instants qu’il nous fut donné de partager avec lui. Comme si l’artiste était à la recherche d’un secret oublié dans ce sous-bois, gravé sur les tilleuls ou sur les marronniers et qu’il était le seul à déchiffrer, avant d’y inscrire sa propre empreinte de pierre ou de bronze. Les affinités secrètes de Giuseppe Penone avec ce bosquet, les traces qu’il y laissera rendront à ce lieu à la fois sa visibilité, sa mémoire et un avenir, un rapport au temps qu’il avait perdu. « L’arbre, dit Penone, est une matière fluide, qui peut être modelée. Le vecteur principal est le temps : l’homme a une temporalité différente de celle d’un arbre ; en principe, si on empoignait un arbre et qu’on avait la constance de ne pas bouger durant des années, la pression continue exercée par la main modifierait l’arbre ». Le bois secret de Chaumont-sur-Loire est en attente des métamorphoses, que « l’arbre chemin » de Giuseppe Penone ne manquera pas d’opérer. « L’œuvre n’est pas un outil de magie, elle est magie elle-même…. La poésie est la révélation de quelque chose d’extraordinaire. » Au cœur d’un bosquet retiré, Giuseppe Penone a dessiné un parcours poétique et subtil. A travers de petits éléments, fragments de pierre, sculptures de bronze, il a « semé des idées, des pensées, des travaux à venir ». Ce sont des surprises, souvenirs laissés dans le tronc d’un tilleul, dans un bosquet, sur des arbres du Domaine, comme s’il « s’agissait d’une greffe » qu’il aiderait à se transformer, rendant ainsi la forêt active, féconde et parlante. Car « la forêt nous parle de la forêt mais, en parlant de la forêt, elle nous parle de l’homme. »

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« Tremblement de ciels » – Installations de Marc Couturier – Château, Asinerie et Pédiluve de la Cour de la Ferme

La démarche de Marc Couturier est tout à fait singulière dans le monde de l’art.
Véritable poète, il sait voir et donner à voir un merveilleux qui généralement échappe au regard. Observateur inlassable du quotidien, il sait lire des signes et des analogies invisibles à l’oeil nu et décrypter, mieux que d’autres, de fascinantes parentés secrètes entre les choses.
C’est par un “tremblement de ciel”, une lame recouverte d’or, “chair des dieux” pour l’artiste, et sculptée dans du bois de samba, comme en lévitation sur la pelouse, que Marc Couturier nous accueille sur le Domaine.
Passionné par les aucubas, il voit en ces derniers une fusion subtile du végétal et du sidéral. Considérant les étoiles posées sur leurs feuilles tachetées, il y distingue des nébuleuses reflétant le cosmos et prétend qu’avec toutes ces étoiles végétales, il existe des millions d’étoiles sur terre et-qui sait-peut-être plus d’étoiles ici-bas que dans le ciel. C’est ainsi, selon lui, que “le ciel descend sur terre et que la terre devient le ciel”.

C’est une méditation liée à ce végétal à la fois banal et extraordinaire, que Marc Couturier nous propose à Chaumont-sur-Loire avec des vitraux, un siège, un tapis et autres signes fabuleux, disséminés dans la Cour de la Ferme, le Pédiluve et l’Asinerie.
Mais il installera aussi dans le Château des lames d’or, des tonneaux mystérieux et de poétiques flaques vertes, reflets du ciel, miroirs secrets, révélateurs de l’espace sidéral.

guo-qiang-2-smallInstallation de Cai Guo-Qiang, Galerie basse du Fenil

Cai Guo-Qiang est l’un des plus grands artistes chinois d’aujourd’hui. C’est aussi un exceptionnel artificier, maniant le feu avec une formidable habileté, tant pour des feux qu’il tire et filme à l’occasion d’événements exceptionnels que pour des interventions ponctuelles sur des oeuvres qu’il expose ensuite avec les traces du feu.

Seront présentées dans les galeries basses du Fenil à la fois des vidéos de spectaculaires explosions de poudres colorées et des céramiques blanches à motifs végétaux où l’artiste fait également intervenir le feu, qui dépose ses traces noircies sur les oeuvres.
“Les explosions chromatiques réalisées par Cai Guo-Giang sont d’une extraordinaire poésie, car l’artiste sait jouer comme personne avec le feu, avec les couleurs, avec le tracé étrange et mystérieux des tonalités mouvantes qui s’élancent dans le ciel, avant de retomber dans un incroyable bouquet de teintes fascinantes”. Chantal Colleu-Dumond
Ses images colorées strient le ciel de leurs griffures de couleur gigantesques, images étranges et éphémères qui laisseront une trace indélébile dans les mémoires.

keping-2Installations de Wang Keping – Grange aux Abeilles et Auvent des Ecuries

Artiste chinois, autodidacte, Wang Keping, installé en France de longue date, a toujours utilisé des techniques traditionnelles pour ses sculptures en bois, noirci au feu, selon la tradition de son pays. Ses oeuvres aux formes rondes et généreuses sont polies, sombres, presque noires, avec une patine laissant délibérément apparaître les veinules, les craquelures du bois.
L’artiste éprouve une passion pour ce qu’il appelle ”la chair des forêts”. Il suit les courbes naturelles du bois pour faire naître des formes d’une grande sensualité.
Avec leurs figures coupées à mi-corps, comme des troncs, ses sculptures semblent être enracinées en
elles-mêmes.
“Chaque morceau de bois me fait sentir quelque chose, m’inspire”, ”je vois les formes dans le bois”, ”les
formes vivent dans l’imagination”.
Wang Keping.

C’est une collection extraordinaire et inédite que l’on pourra découvrir à Chaumont-sur-Loire dans la Grange aux Abeilles, où les alignements des sculptures et les effets d’accumulation renforceront la puissance d’émotion de ces oeuvres si denses.
Plus de quarante sculptures de formes et de formats différents, aux silhouettes végétales, mi-animales, mi-humaines, s’offriront au regard du visiteur qui les contemplera en surplomb.
Certaines des sculptures présentées sont en chêne provenant de la forêt de Chassepaille, ancienne propriété de la Princesse de Broglie.

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« Issu du feu » – Installation de Lee Bae – Manège des Ecuries

L’œuvre de Lee Bae conjugue perception de la matière et de la lumière, opposition du noir et du blanc et ouvre une réflexion sur le temps. Sa démarche tient à la fois de la performance, de la peinture et du dessin. Son travail s’inscrit dans un mouvement artistique coréen peu connu en France : le “Dansaekhwa”, qui milite pour un rapport harmonieux de l’homme avec la nature, tout en soulignant l’importance de l’engagement du corps dans l’acte créatif. Depuis plus de vingt ans, Lee Bae jongle avec différents matériaux, afin de proposer une réflexion singulière sur le temps et retrouver les paysages intérieurs de sa jeunesse en Corée du Sud.
Le charbon de bois, très présent dans son œuvre lui rappelle son pays natal. Quand on creuse, dans son pays, les fondations d’une maison, le charbon de bois serait la première chose que l’on découvre. De plus, lorsqu’un enfant naît, les Coréens le signalent en accrochant à la porte du charbon de bois fixé sur une corde. Le charbon de bois est aussi lié au feu, qui symbolise l’énergie. Pour toutes ces raisons, Lee Bae réalise des sculptures de charbon de bois où les branches brûlées deviennent des éléments mystérieux, sensibles, tout en ressemblant étrangement aux bagages d’un migrant…
L’ensemble de son travail pictural ou plastique est un concentré d’énergie chargé de spiritualité, dans lequel l’artiste recherche toujours ses racines.
L’installation de Lee Bae comportant peintures et sculptures prendra place dans le Manège des Ecuries.

bazignan-2« Intérieur. Hespérides » – Installation de Pauline Bazignan – Asinerie

“’Intérieur. Hespérides’ (2016) est le fruit d’un long processus de recherches au cours duquel Pauline Bazignan s’est attachée à rendre sensible l’invisible, la face cachée des choses. Après avoir épluché l’écorce d’une orange, l’artiste reconstitue avec précaution cette enveloppe organique et la remplit de terre liquide pour en révéler le vide et les aspérités. L’écorce brûle, la terre fusionne et de ce feu révélateur naît une série de céramiques. Les moulages d’agrumes évidés deviennent des intérieurs éclos, jouant sur les rapports entre le perceptible et l’imperceptible, l’apparence et l’essence. Après les fleurs-lignes, ces intérieurs-intérieurs, mâles et femelles, gangues aux précieuses columelles, tracent une nouvelle voie sculpturale dans l’œuvre de cette artiste exigeante. Intérieur semble être le produit d’un happening de l’empreinte.” Laurent Lebon

À venir :
« Lien infini »
Installation de Yamou – Parc du Goualoup
(du 21 avril au 02 novembre 2016)