Du 21 Mai au 15 Juin 2014

Vernissage : 21 Mai @ 16h30

BLACK BOX

Catégorie :

37 Indre-et-Loire

UNE EXPOSITION D’OBJETS XAVIER ANTIN / SANDRA AUBRY & SEBASTIEN BOURG / ETIENNE BOSSUT / ROBERT BREER / BERNARD CALET / JEAN-BAPTISTE CARON / NILS GUADAGNIN / YNGVE HOLEN

Co-organisé avec :

Un partenariat CCC / Université François Rabelais de Tours.

Adresse :

Jardin François 1er 37000 - Tours

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GALERIE EXPÉRIMENTALE : NOUVELLE EXPOSITION 2014

BLACK BOX
UNE EXPOSITION D’OBJETS
XAVIER ANTIN / SANDRA AUBRY & SEBASTIEN BOURG / ETIENNE BOSSUT / ROBERT BREER / BERNARD CALET / JEAN-BAPTISTE CARON / NILS GUADAGNIN / YNGVE HOLEN

EXPOSITION DU 21 MAI AU 15 JUIN
VERNISSAGE MERCREDI 21 MAI À 18H30
Un partenariat CCC / Université François Rabelais de Tours

LA GALERIE EXPÉRIMENTALE
La Galerie Expérimentale est une expérience exemplaire menée entre le CCC, centre d’art contemporain, et l’Université François Rabelais de Tours, qui proposent ensemble cette formation professionnalisante aux pratiques de l’exposition. Depuis 2003, une quinzaine d’étudiants de L3 peuvent ainsi chaque année organiser une exposition au CCC, encadrés par un enseignant et l’équipe du centre d’art. En expérimentant à l’échelle 1 tous les aspects liés à l’organisation d’un tel événement, en dialoguant avec des artistes et des galeries reconnues, ils bénéficient d’une véritable immersion dans les enjeux professionnels d’une exposition d’art contemporain. La Galerie Expérimentale est l’un des aspects les plus représentatifs des activités de formation menées par le CCC avec son Bureau des Etudiants. A travers différents programmes, celui-ci accompagne les étudiants tourangeaux dans leur découverte de l’art d’aujourd’hui pendant les cinq années de leur cursus universitaire.

L’EXPOSITION 2014
L’exposition Black Box propose de découvrir une sélection d’objets. En matière militaire le terme « black box » désigne les appareils de télécommunication capturés aux ennemis et qui ne peuvent être ouverts. Le vocable peut être étendu à toute forme de système technologique dont le fonctionnement interne n’est pas visible comme, par exemple, une imprimante de bureau, un magnétoscope, les enregistreurs de vols qui équipent les avions, etc.

Il ne s’agit pas ici d’appauvrir, ni de stabiliser la notion complexe de « boîte noire », mais plutôt d’extrapoler un scénario. L’exposition pose à la fois la question de l’objet et celle du sujet. En cela elle engage la réponse du spectateur face à des volumes parfois hermétiques, voire anxiogènes, qu’il aura du mal à appréhender structurellement. Deux pôles se dégagent : l’idée d’un verrouillage externe et la transformation d’un objet banal en énigme visuelle. Certaines œuvres semblent faites d’un seul bloc, comme indivisibles, insécables, d’autres renvoient à des contenants devenus presque fantôme. La onzième édition de la Galerie Expérimentale permet ainsi d’interroger en creux certains régimes de la sculpture post-minimaliste.

Un mécanisme invisible permet aux « sculptures flottantes » de Robert Breer de se mouvoir doucement, presque imperceptiblement. Breer donne le ton de l’exposition, stabilité et certitude ne seront que de façade, car toujours quelque chose se déplace. Les cagettes imprimées en 3D de Xavier Antin (Ghost work, 2013) contredisent le mode classique d’assemblage propre à cet objet afin de lui donner une nouvelle existence informée par un autre mode de reproduction. Etienne Bossut utilise la technique du moulage, le bloc de résine semble épouser des formes absentes, la sculpture devient image d’objet (Natures mortes, 2010). Nils Guadagnin redonne à la bâche et au sac plastiques une étrangeté presque religieuse (Relic, 2012 et Golden Blanket, 2013), jouant avec les effets de lévitation et d’informe. Sandra Aubry et Sébastien Bourg invitent le spectateur à jeter un coup d’œil à l’intérieur d’un volume minéral et ciselé (Le Cyclope, 2011) qui en dernière instance se refuse à toute introspection malgré l’invite du judas. La forme inédite de la tête des vis imprimées en 3D inventée par Yngve Holen (Hater Head, 2013) fait directement écho à la campagne de verrouillage de l’iPhone, tentative toujours renouvelée d’empêcher l’utilisateur d’accéder au dedans, afin de maintenir son ignorance et sa dépendance. Avec Mécanique du vivant (2012), Jean-Baptiste Caron propose une sphère dont le centre de gravité a été décentré. Seule une vidéo de ce volume de béton roulant sur le sol renseigne sur ses spécificités, et non la sphère elle même, pourtant présente, immobile au sein de l’exposition. Construction, (2010) de Bernard Calet évoque la forme et les dimensions d’un carton de déménagement. Le Dibon miroir reflète une autre boîte : l’espace entièrement noir et non-ajouré de l’exposition, nous rappelant que tous les objets sont pris dans un environnement.

Il convient d’ailleurs de revenir sur un élément contextuel d’importance en précisant que le lieu aux murs noirs dans lequel se déroule l’exposition est communément appelé … Black Box.

Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre