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Jusqu’au 31 décembre: Programme de recherche Espaces sans Qualités, Marseille

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Résumé
La « ville numérique » se constitue actuellement en un paradigme transversal qui mobilise entre politique et esthétique, innovation et industrie, commerce et aménagement du territoire, l’ensemble des acteurs de la construction urbaine (artistes, designers,architectes, urbanistes, géographes, élus…) autour de la question du « comment vivre » cette nouvelle urbanité.

Les technologies numériques, dont le développement a amplifié et accéléré les mutations urbaines entamées à la fin du XIXe siècle, infiltrent aujourd’hui les espaces urbains, en modifient le paysage aussi bien que leurs usages et modes de gouvernance.

Les données qui transitent par les réseaux de communication GSM, les réseaux WiFi, les infrastructures de transport et d’information des usagers, les dispositifs de surveillance ou les équipements RFID s’agrègent au milieu urbain et produisent et distribuent en permanence des espaces dont la nature se modifie sous le régime de l’hybridation entre espace physique (espace matériel, espace bâti) et « espace numérique », où la connectivité permanente, les systèmes de géolocalisation, l’informatique ubiquitaire et mobile modifient en profondeur les modes d’être urbains à l’échelle individuelle et collective.

Se pose ainsi le cadre d’une ville à l’état latent, dont les formes préservent les conditions du possible et où le design se dote des technologies de géolocalisation et de captation, de la programmation, du principe d’interactivité, comme outils et matériaux du projet.

Plus d’informations sur la problématique sur le site : www.espacessansqualites.net

Terrain d’application & d’expérimentation pour la session 2013-2015
Pour cette session 2013-2015, le programme « espaces sans qualités » prend la muséographie comme cadre de réflexion.
Considérant que l’usage et l’intégration des technologies numériques renouvellent actuellement les formes, les espaces et les supports de la muséographie, quels sont les possibles émergents de l’exposition?

L’hypothèse posée est que les écrans, les systèmes de captation et de géolocalisation, les dispositifs de réalité augmentée ou d’immersion ouvrent l’exposition à d’autres modes de visites davantage basées sur le régime de l’expérience physique que sur celui de la lecture didactique, où le corps entre
en jeu entre une lecture contextualisée et un espace éprouvé.

Conditions de l’appel
Les candidats qui souhaitent s’inscrire doivent déposer un dossier de candidature selon les modalités suivantes.

Les conditions d’éligibilité sont :
– être titulaire d’un master ou diplôme équivalent sanctionnant au minimum 5 ans d’études supérieures (DNSEP par exemple) quelle que soit la discipline (art, design, géographie, urbanisme, architecture, ingénieur…)
– proposer un sujet original relevant des domaines ci-dessus esquissés (dans l’espace urbain, espaces collectifs, espaces des musées…)
– être capable d’articuler recherche personnelle et recherche collective
– être susceptible de développer une recherche par le projet

Eléments de planning de l’appel à candidatures
L’appel à candidatures est ouvert du 26 novembre 2012 au 31 décembre 2012.
– Un entretien pourra être organisé dans les jours suivants selon nécessité.
– Le séminaire d’initialisation aura lieu dans la semaine du 28 janvier au 1er février.
– Le projet prévoit pour chaque étudiant-chercheur d’être présent à Marseille à raison d’une semaine par mois de février à juin
compris pour les semestres de printemps et d’octobre à janvier pour les semestres d’hiver.
– Le programme de troisième cycle « espaces sans qualités » comprend 6 semestres et respecte un rythme d’année civile.