23 Jan 2019 @ 17h00

Conférences de Debora Bolsoni et Maïa Izzo-Foulquier

Catégorie :

18 Cher

Dans le cadre de la résidence d'artistes à La Box

Adresse :

7, rue édouard-branly 18006 - Bourges

Plus d'infos

Debora Bolsoni

17h • amphithéâtre de l’ENSA

Debora Bolsoni is master in Visual Poetics at the School of Communications and Arts – USP (2014). She teaches at art post-graduation courses of FAAP in São Paulo since 2018 and at the moment she is in residency at Cité Internationale des Arts preparing a solo show for the gallery Bendana-Piñel (Paris).

Démarche

There is a whole repertoire of material and symbolic culture that lies between the mass, the popular and folk, and which appears in my work with a particular approach about public and private. I am very interested in popular culture as a source of invisible axioms, even truths, in the sense of historical and identity constructs that shape us inadvertently.

Most of the time I think about it as an interrupted scene where objects, materials, concepts and words behave like moving bodies which were surprised before arriving at their proper places, or before they reached the place they were headed to. While this is happening, I can peek in deliberate amusement, relinquishing control and surprising them by making an abrupt and unexpected cut, as if I was collecting a time-sample for study and analysis.

Drawing, writing, installations, site specific, sculptures and objects is my palpable practice.

Projet de résidence

The project “Diables de manutention” is mostly from probing exhibitions strategies I will find in my everyday life in Bourges.
I should mix it with my memories of similar items we have in Brazil focusing the possible intersections between Christian rites and its parallels with consumer society.

Workshop

In response to repressive conditions the artists find a way to express their messages in a clever, yet subtle manner. Nowadays in all over the world, there are new versions of political dictatorship that reminds us those ones which ruled the world during the time known as “the years of lead” (from 60s trought 80s). In this sense, its seems even more necessary to have a look at the historical conceptual art.

At this workshop we are going to have a balance between practical exercises to launch new eyes into participant’s visual researches, and also have contact with the production of various Brazilian conceptual artists mostly unknown in French context.

Maïa Izzo-Foulquier

17h40 • amphithéâtre de l’ENSA

Elle débute son parcours par des études de sciences politiques, avant d’intégrer l’École de la Photographie d’Arles. Elle travaille comme assistante pour le photographe Antoine d’Agata et intègre la Villa Arson pour un second Master. Elle nourrit une pratique où l’expérience est une condition préalable à la production d’images et de représentations. Artiste transdisciplinaire, activiste, féministe et soucieuse du plaisir d’autrui, elle fait de son mieux.

Démarche

Jeunes adultes de la génération Y, nous, les « Digital Natives », sommes les derniers nés du monde non connecté. Alors que nous n’étions que des enfants, le poids exponentiel des représentations est venu troubler la construction de nos identités d’injonctions diverses, parfois contradictoires. Aujourd’hui, nous constatons le basculement des corps dans l’ère multimédia et l’avènement d’un monde spectral, fait d’avatars et de communications instantanées, où le meilleur moyen d’affirmer son identité n’est plus d’exister mais de buzzer.

Comme un acte de résistance, ce qui est en jeu dans mon travail d’artiste, c’est une manière de défier l’autorité des représentations pour redonner le pouvoir aux corps et aux expressions singulières.
À la manière d’un ethnographe, j’explore différents territoires et me nourris d’expériences vécues. Le Liban contrôlé par l’armée, les sites de rencontres sur internet et le milieu de la prostitution en France ont été des terrains d’expérimentation qui m’ont permis de questionner la réalité des corps qui habitent la société multimédia.

Projet de la résidence

Au cours de ma résidence à La Box, je souhaite faire dialoguer différentes étapes de mon travail dans un espace multimédia et interactif, capable de rendre compte d’une démarche à la fois performative et documentaire.
À la manière d’un magasin de téléviseurs ou d’un accélérateur de particules, ce dispositif visuel sera le lieu de confrontations entre des réflexions politiques, des témoignages intimes et une documentation sulfureuse, médiatique ou pornographique – qui agit comme toujours plus d’assignations à une identité sexuelle standardisée et fantasmatique.

Workshop

Le workshop proposé a pour thème « intimités et sexualités multimédia ».
Indifféremment de leur pratique plastique, les étudiants seront invités à interpréter cette thématique.
Le workshop sera ensuite le lieu de dialogues et d’échanges théoriques et plastiques autour de cette thématique.
Si les contingences administratives le permettent, le workshop pourrait donner suite à une exposition de groupe.
Les notions d’editing et de mise en espace seront alors examinées ensemble afin de donner forme et dialogue au travail réalisé par le groupe.

Infos pratiques

Horaires d'ouverture

À partir de 17h dans l'amphithéâtre de l'ENSA