Du 16 Fév au 21 Avr 2013

Bois et dérivés, Nicolas Alquin

Catégorie :

36 Indre

Co-organisé avec :

le Musée de Soissons, et le Centre d’Art Campredon, à l’Isle-sur-la-Sorgue

Adresse :

Rue de l’Hospice Saint-Roch 36100 - Issoudun

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Fichiers liés :

L’exposition consacrée à Nicolas Alquin présente plus de soixante œuvres (sculptures et dessins) provenant de son atelier et de collections privées.

Nicolas Alquin, sculpteur français né en 1958 à Bruxelles, utilise essentiellement trois vecteurs : le bois (en taille directe), la cire d’abeille taillée et modelée dans la masse (parfois fondue en bronze), et l’encre sépia ou noire (pour des lavis au pinceau ou à la plume d’oie).

Plongé dans l’art depuis l’enfance, Alquin est actif sur le plan national et international depuis 30 ans. Il assume d’une part l’héritage artistique chrétien et méditerranéen, mais aussi le renouveau que les sculptures primitives, dans le sens premier du terme, génère au XXIème siècle.

Sa particularité, est de n’avoir aucune attitude « exotique » vis à vis de ces cultures. Il se voudrait l’égal d’un Dogon ou d’un Haïda. Il est en recherche de parallèles et non d’influences.

L’émerveillement, fait de respect de la nature, et de retrouvailles archétypiques est son moteur principal.

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…. « Si les impressionnistes, héros des froidures et des canicules, vigiles des nuages, avaient délaissé les allégories pour la vérité des branches qui fouettaient leurs toiles, j’estimais quant à moi me colleter à la réalité des chênes de plus près, dussé-je y trouver des génies cachés dedans.

Dangereusement je naviguais sans compas, et sans groupe.
Je laissais remonter du fond quelques archétypes, quelques figures arrachées des bois sacrés où elles dormaient. Aucune déesse grecque, aucune sainte ne se vit refuser mon atelier, du moment que je pouvais la dresser roide et âpre dans sa solitude. Je ne cherchais aucun effet. Seule leur présence invoquée me tenait encore là, à la fin du jour, quand la pénombre rend le pouvoir aux choses, et que s’évanouissent les formes. J’aimais
croire ces bois issus de mes seules mains muettes… »

Nicolas Alquin, 2012.
Extrait du livre : « Bois et dérivés » publié à l’occasion des expositions au musée de l’Hospice Saint Roch d’Issoudun , au musée de l’arsenal à Soissons et au musée Campredon à l’Isle-sur-la-Sorgue en 2013.