Du 24 Sep au 27 Nov 2022

3 regards photographiques : Éric Antoine, Jérémie Lenoir, Robert Charles Mann

Catégorie :

45 Loiret

Organisé par :

Galerie Capazza

Adresse :

place du Cloître St Pierre le Puellier 45000 - Orléans

Fichiers liés :

Éric ANTOINE

« Si l’un des mantras de la religion du Progrès est qu’« il faut être de son temps », l’art d’Éric Antoine semble au contraire revendiquer de n’être d’aucun temps, voire d’être hors du temps. Effet d’un noir et blanc intenses – un noir profond, au velouté sensuel ; un blanc lumineux –, ses vues sylvestres riches de détails, de textures – peau, écorce, pierre – appelant la caresse de la main, pourraient tout aussi bien dater du XIXe siècle tant elles sont vierges d’indice temporel. Plus encore qu’être hors du temps, son art – par le procédé technique qu’il emploie et par ses sujets mêmes – manifeste une réappropriation humaine du temps, dont l’individu contemporain se sent dépossédé sans savoir pourquoi, se plaignant de n’avoir le temps de rien et de courir après le temps. »

Chair de poule
piezography carbon sur papier, n° 1/8
50 x 50 cm

Jérémie LENOIR

­ »Ce que photographie Jérémie Lenoir à travers le monde (Nord de la France et Belgique, Grand Lac salé de l’Utah aux États-Unis, tout le long de la Ruhr…), c’est le paysage soumis, brutalisé, défiguré par les machines, les entrepôts et plateformes logistiques, l’agriculture industrielle, les mines extractives, l’utilitarisme – c’est-à-dire ce qu’Arthur Rimbaud nommait « l’horreur économique ». Lieux de nulle part n’exprimant aucune histoire, seulement l’emprise de l’économisme sur le monde : l’Immonde. Mais le brio particulier de Jérémie Lenoir tient à ce qu’il échappe au prêchi-prêcha désagréablement didactique de l’art qu’on dit « engagé ». Dans son art, n’entre ni fascination ni dénonciation. »

 

Stockage
Stockage, Rotterdam, 2021 photographie impression directe sur Dibond, n°2/5 120 x 120 cm

 


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Robert Charles MANN

« Fruit d’une longue patience, chacune de ses photographies, dont l’inédite beauté évoque des phénomènes célestes tels que les aurores boréales, suscite un sentiment d’humilité devant l’immensité des cycles cosmiques. Tout comme Éric Antoine, Robert Charles Mann fait le choix de la rareté – là aussi à rebours de la surabondance numérique –, le procédé même impliquant un nombre limité de photographies. À la différence d’Antoine, cependant, Mann ne saisit pas un instant fugace, mais une durée ; son art rend visible le temps long. »
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Solargraph 20200621-05, n° 2/15
sténopé photographique
60 x 64 cm

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Infos pratiques

Tarifs

Entrée libre