Deadline : 12 Nov 2019

Forum Entreprendre dans la Culture, 37e Parallèle, Tours

Les 12 et 13 novembre 2019,
au 37e Parallèle
Allée Roger Lecotte
37100 Tours

12 novembre de 10h30 à 18h, accueil à partir de 10h
13 novembre de 10h à 13 h, accueil à partir de 9h30

Avec la participation de Didier Salzgeber, directeur de l’Atelier Verso Culture, grand témoin du Forum

Inscriptions en ligne ICI

Mardi 12 novembre

Matinée

10h30
Accueil et discours officiels

Toutes et tous entrepreneurs dans la culture ?

10h45-11h15 / Plénière

Depuis plusieurs années, le thème de l’entreprenariat culturel s’est imposé pour aborder la dimension économique du secteur de la culture tant en ce qui concerne le développement des entreprises culturelles, artistiques, éducatives et patrimoniales que l’accompagnement des trajectoires professionnelles. Le développement d’entreprises et l’entreprenariat de projets sont intimement liés, et nous invite à considérer toutes ces initiatives comme un levier d’attractivité territoriale et de rayonnement à l’échelle internationale ; comme un levier de fabrication de lien social et de citoyenneté. Que signifie alors « être entrepreneur dans la culture » ? Quelles ressources sont aujourd’hui mobilisables pour étayer et soutenir les projets des acteurs implantés en région Centre Val de Loire ?

Intervenants :

Emmanuel Doudat, Alter Incub (modération atelier 1)
Jean-Noël Bigotti, Métiers Culture (modération atelier 2)
Alexandre Bréchet, Astrolabe (modération atelier 3)

Modération : Didier Salzgeber

11h30-12h45 / Ateliers, tables-rondes en parallèle

Quel accompagnement pour MON projet culturel ?

De très nombreux projets sont actuellement développés sur le territoire. Parallèlement à des organismes publics généralistes susceptibles d’apporter des informations sur l’entreprise, chaque porteur de projet a besoin, selon le domaine d’activité et les disciplines artistiques, d’une information dédiée et, selon les différentes étapes de développement, d’un accompagnement permettant d’articuler au moins trois types de projets : le projet artistique et culturel, le projet financier et le projet centré sur les compétences professionnelles mobilisables. Dans ces conditions, comment chacune et chacun peut-il mobiliser et s’appuyer sur des services existants ? Quelles sont les opportunités offertes aux « entrepreneuses et entrepreneurs culturels » pour consolider, structurer et dynamiser LEUR projet culturel ?

Intervenantes :

Emmanuelle Boireau, ECOPIA
Catherine Bizouarn, La Halle aux Grains
Marie-Blaise Tramier, La Belle Orange

Modération : Emmanuel Doudat, Alter Incub

Être une femme, une singularité pour entreprendre?

La démonstration des discriminations de genre existantes dans le monde du travail et de l’entreprise n’est plus à faire. Dans le domaine de la culture le constat a été fait à plusieurs reprises : sous-représentation des femmes à la direction des établissements, écarts (voir écartement permanent) concernant le traitement homme/femme dans nombre de professions de la culture… L’existence de la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est une avancée qui invite à une meilleure prise en compte de l’approche du genre dans les dynamiques d’entreprise dans le domaine de la culture. Pour autant, peut-on parler d’une singularité « d’être une femme » pour entreprendre dans les cultures ?

Intervenantes

Séverine Petitbon, Les filles du Jolivet
Florence Leclerc, Collectif HF CVL
Françoise Dupas, Le Petit Faucheux

Modération : Jean-Noël Bigotti, Métiers Culture

Entreprendre seul ou à plusieurs ?

Le travail artistique peut indifféremment s’exercer de manière individuelle ou à plusieurs. Selon les domaines, si la création artistique est souvent portée par une initiative individuelle, elle peut rarement s’accomplir et se réaliser de manière isolée. Depuis plusieurs années, les aventures collectives se déploient à la fois pour offrir un cadre partagé avec d’autres entrepreneurs culturels, et pour rompre l’isolement en favorisant une socialisation des porteurs de projets. Comment caractériser au plan artistique, administratif et financier les projets menés individuellement ou à plusieurs ? Quelles opportunités sont offertes à l’artiste, et plus globalement à l’entrepreneur culturel, en l’invitant à s’inscrire dans une démarche collective ?

Intervenant·es

Thomas Rodeff Artefact
Réjane Sourisseau Experte

Modération : Alexandre Bréchet, l’Astrolabe

Après-midi

14h-14h30 / Plénière

L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme un autre?

Déjà en 1999, l’économiste Xavier Greffe rappelait l’importance d’aborder la question de l’entrepreneur culturel d’une manière particulière. La coexistence de modèles différents d’entreprises invite à préciser les intentions des entrepreneurs en matière de développement économique, d’emploi, de formation et de compétences. Si du côté du privé, de nouveaux acteurs économiques s’investissent dans le développement culturel, artistique et patrimonial, force est de constater que de plus en plus d’acteurs publics, qu’ils s’agissent des conservatoires, des médiathèques et des musées, deviennent de véritables entrepreneurs culturels et artistiques de leur territoire. Parallèlement, l’avènement du numérique depuis plus d’une décennie modifie profondément les interrogations en matière d’emploi, de marché du travail et de contribution de la culture au développement des territoires. Quelle signification donner à une implantation d’un projet ou d’une entreprise en milieu rural et/ou urbain ? Quelles synergies sont envisageables avec d’autres structures régionales, nationales ou européennes ? Quelles sont aujourd’hui les compétences nécessaires, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise, pour déployer et développer son projet culturel et artistique ?

Intervenants :

Mathieu Louis, Intention publique (modération atelier 1)
Jean-Noël Bigotti, Métiers culture (modération atelier 3)

Modération : Didier Salzgeber

14h45-16h / Ateliers, tables-rondes en parallèle

Travailler à la ville ou à la campagne ?

Le développement et l’extension des territoires de la ville n’est pas sans poser de questions sur son rapport aux territoires dits « ruraux ». Quel que soit l’endroit d’installation des projets, l’implantation des grands équipements culturels labélisés ainsi que les administrations locales, départementales et régionales dans les villes, rend absolument nécessaire une présence régulière dans les centres urbains. Pour autant, le déploiement d’un projet ou d’une entreprise dans une métropole, dans une grande agglomération, dans un territoire administré par un EPCI ou une commune de moins de 10 000 habitants ne demande pas les mêmes savoir-faire, ni les mêmes moyens. Comment caractériser aujourd’hui le fait de s’implanter et/ou de travailler dans des territoires éloignés des grands centres urbains ? Qu’est-ce que cela offre comme opportunités et comme contraintes, vis-à-vis des acteurs publics, des citoyens ? Y a-t-il lieu à envisager de nouvelles solidarités et coopérations entre les acteurs de « la ville et la campagne » ?

Intervenant·es :

Pierre-Henri Jeannin, Emmetrop http://www.emmetrop.fr/
Florent Violante, l’Echalier http://www.lechalier.fr/
Florence Leclerc, La Pratique http://lapratique.org/fr/home/

Modération : Mathieu Louis Intention publique https://intentionpublique.fr/

La création artistique nécessite-elle une structuration économique ?

De quelle création artistique et de quelle structuration économique parle-t-on ? Il n’y a aucune obligation à ce qu’une création artistique portée par un individu s’inscrive dans le projet d’une entreprise, c’est-à-dire portée par une personne morale. Cependant, la condition économique des artistes ne demande-t-elle pas systématiquement une structuration économique, c’est-à-dire d’une organisation économique à même de gérer le risque artistique. Le fait de solliciter ou non des moyens publics modifiera profondément le degré de structuration de « l’entreprise ». Qu’il s’agisse du conjoint, du cercle d’amis (via le crowdfunding par exemple), du contrat de production et/ou de monstration avec des intermédiaires artistiques, d’une résidence à trois ans dans un des lieux culturels labélisés par le ministère de la culture, la création artistique est amenée à résoudre une équation économique qu’il s’agit de pérenniser dans le temps ou de faire exister le temps d’un projet. Quelles caractéristiques sont repérables entre les différents types de création artistique et les différents types de structuration économique ? Comment aider chaque artiste et chaque entreprise artistique (TPEA) à décider d’une stratégie artistique et économique dans le cadre de leur projet ? Quelles régulations seraient éventuellement à envisager ?

Intervenant·es :

Antoine Réguillon, Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges
Arnaud Fièvre, Capsul Collectif
Julie Delille, Théâtre des Trois Parques

Comment développer mes compétences ?

La réussite d’un projet artistique, culturelle ou patrimoniale repose sur une mobilisation de compétences croisées au moins sur les plans artistique, historique et scientifique selon le cas, administratif et financier, social… La question du développement des compétences de chacune et chacun renvoie alors à un choix du métier que chacune et chacun souhaite exercer. Dans de très nombreux projets, la dimension de coordination et d’ingénierie constitue un investissement important au regard des aspects artistiques, culturelles et scientifiques. La pérennisation des projets et des entreprises culturelles et artistiques va généralement de pair avec l’acquisition, le développement et la consolidation de [nouvelles] compétences. Comment aborder aujourd’hui la question de l’évolution des compétences au sein des équipes artistiques et patrimoniales ? Comment accompagner les porteurs de projets dans leur trajectoire professionnelle et dans leur réflexion sur l’évolution de leur(s) métier(s) ?

Intervenantes :

Carole Zavadski, CPNEFSV-AV
Tatiana Maksimovic, AFDAS

Modération : Jean-Noël Bigotti, Métiers culture https://metiersculture.fr/

16h15-17h / SYNTHESE DE LA JOURNÉE

Mercredi 13 novembre

Matinée

10h-10h30 / Plénière

L’entrepreneur culturel doit-il répondre à toutes les sollicitations ?

Pour répondre à cette question, cela sera différent s’il s’agit de l’exploitation d’un lieu patrimonial implanté localement, ou d’une entreprise travaillant une mise en réseau et un déploiement d’actions sur un territoire limité géographiquement, ou d’un collectif implanté en région et travaillant sur le plan régional, national et européen… Les sollicitations et les opportunités offertes par l’environnement varieront selon le cas. Cependant, quelle que soit la situation chaque acteur sera amené à structurer une stratégie de développement d’activités en phase avec ses priorités artistiques et/ou scientifiques, et avec les moyens humains et financiers dont ils disposent ou dont ils souhaitent disposés. La construction d’alliances avec les entreprises de son ou de ses territoires, avec les fondations et les fonds de dotation, avec les acteurs du tourisme, et plus globalement les acteurs de l’attractivité du territoire, est aujourd’hui présentée comme une nécessité. Sur quels fondamentaux peuvent se construire ses alliances avec les entreprises et les acteurs de l’attractivité ? Quelle peuvent être les contributions réciproques envisageables entre les acteurs économiques, les acteurs artistiques et des acteurs touristiques ? Quelles sont les conditions à réunir pour créer et faire exister des passerelles entre ces différents acteurs ?

Intervenant·es :

Clémence Deback, Esprit Mécénat (modération atelier 1)
Luc de Larminat ou Lucile Rivera-Bailacq, OPALE  (modération atelier 2)
Gérard Peltre, Association internationale Ruralité – Environnement – Développement (R.E.D.) (modération atelier 3)

Modération : Didier Salzgeber

10h45-12h / Ateliers, tables-rondes en parallèle

Acteurs de la culture et de l’entreprise, source financière ou source d’inspiration ?

Un territoire n’est pas une simple addition de secteurs d’activités et d’acteurs économiques spécialisés. Si le modèle de financement public en faveur de la culture s’est particulièrement segmenté depuis de nombreuses années, la mise en contact entre différents types d’acteurs est sûrement à même de favoriser des dynamiques qui vont au-delà de simples échanges financiers, notamment à travers du mécénat. L’inscription des actions des acteurs culturels et des acteurs économiques sur un territoire donné, crée peut-être les conditions d’une socialisation et de fabrication de citoyenneté indispensable aux dynamiques de développement et d’attractivité des territoires. Aussi, comment aborder aujourd’hui les questions du mécénat ? Et plus largement, que peut-on attendre d’une amélioration des relations entre les entreprises culturelles et les entreprises d’autres secteurs d’un territoire ?

Intervenant·es :

Florent Lamouroux , artiste plasticien, performer, sculpteur

Modération : Clémence Deback, Esprit Mécénat

Doit-on s’adapter à un environnement en transformation permanente ?

Les territoires se restructurent et les centres de décision se modifient, y compris au plan européen, les modèles économiques et les pratiques culturelles artistiques sont en pleine mutation. Dans un contexte chargé d’incertitudes, les risques artistiques, professionnels, économiques sont nombreux. Il est utile de rappeler ici que la définition du mot « crise » en chinois est composé de deux caractères dont l’un signifie « danger » et l’autre « opportunité ». Doit-on nécessairement s’adapter à un environnement en transformation permanente ou est-il préférable d’attendre une relative stabilisation ? De quelle manière les acteurs culturels et artistiques peuvent-ils [se] créer de nouvelles opportunités en s’impliquant, en qualité de professionnel et de citoyen, dans une recherche d’amélioration du contexte ? Pour quels types de projets et quelles finalités ? En quoi la mobilité géographique et professionnelle pourrait-elle constituer ou non une source d’opportunités ?

Intervenant·es :

Philippe Germain, CICLIC
Jérôme Bloch, DRAC Centre-Val de Loire
Grégo Renault, Compagnie Jeux Vilains

Modération : Luc de Larminat ou Lucile Rivera-Bailacq, OPALE

Partager le tourisme et la culture : à qui revient l’initiative ?

Les expériences reliant le tourisme et la culture sont innombrables.
Qu’il s’agisse de la valorisation d’un lieu patrimonial, d’un festival artistique régulier ou d’un événement ponctuel, nous assistons à une relative culturalisation des activités touristiques : vedettariat et exigence de notoriété, méthode de communication liée aux événements culturels et artistiques, l’analyse des retombées économiques et touristiques des opérations culturelles et artistiques.
Dans ce contexte, il y a une reconfiguration des acteurs en présence.
Si la culture et le tourisme relève pour les collectivités territoriales d’une compétence partagée (article 104 de la loi NOTRe), force est de constater que ces deux secteurs ne se structurent pas de la même manière.
À qui revient le rôle de producteur dans ces opérations conjointes entre le tourisme et la culture ? Le développement de la culture par le tourisme est-il devenu inéluctable ?
Quelles seraient les conditions à réunir pour améliorer le dialogue entre les acteurs du tourisme et de la culture en évitant le risque que l’un des deux devienne prescripteur de l’autre ?

Sophie Métadier, Association B2X Exposition BEAUX LIEUX
Olivier Delavallade, Domaine de Kerguéhennec
Lucie Morin, Syndicat Mixte du Pays des Châteaux

Modération : Gérard Peltre, Association internationale Ruralité – Environnement – Développement (R.E.D.)

12h15-13h / SYNTHÈSE DE LA MATINEE – CLÔTURE

Stands

Vous avez des questions spécifiques liées à votre projet, les structures suivantes pourront y répondre :

Région Centre-Val de Loire http://www.regioncentre-valdeloire.fr/accueil.html
DRAC Centre-Val de Loire https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Centre-Val-de-Loire
La Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire https://www.cresscentre.org/
Alter Incub http://www.alterincub.coop/alter-incub-centre-val-de-loire/
ECOPIA https://www.ecopia.fr/
OPALE https://www.opale.asso.fr/
AFDAS https://www.afdas.com/
DLA Centre http://dla-centre.org/
France Active https://www.franceactive.org/